Emploi régional : les tensions sectorielles persistent

Pas de grandes surprises à la lecture de l’étude prospective commandée par les Assedic de la région Centre. Les intentions d’embauche sont majoritairement le fait des entreprises de moins de 20 salariés, et le BTP et l’industrie mécanique proposent des postes pour des métiers qui peinent à trouver preneurs.

En région Centre, près de 20,7 % des entreprises interrogées dans le cadre de l’enquête BMO (Besoins en main-d’oeuvre) réalisée par les Assedic auprès de 53 000 employeurs, envisageraient de recruter en 2006.

D’après la calculette des rédacteurs, ces intentions correspondraient à près de 34 600 recrutements. Sans surprise, c’est le tissu des PME, voire des TPE, qui constituera encore cette année le segment le plus dynamique : en effet, les établissements de moins de 20 salariés sont à l’origine de plus de la moitié des projets de recrutement (53 %). De même, on constatera que le secteur industriel ne constitue plus qu’une part tout à fait minoritaire (16 %) du total des intentions d’embauche, devançant de justesse le commerce (14 %) et à égalité avec le secteur de la construction. En revanche, les services constituent le segment le plus porteur avec 53 % des intentions d’embauche. Certains métiers parmi les plus offreurs rencontrent toujours beaucoup de difficultés. Dans le secteur de la construction, 79 % des employeurs jugent délicats, voire “difficiles” les projets de recrutement ; c’est aussi le cas de 58 % des employeurs de l’industrie agroalimentaire. Dans le commerce, 56 % des responsables d’entreprises estiment aussi éprouver des difficultés. Les métiers jugés les plus porteurs en 2006 par l’enquête BMO sont les profils d’employés et agents de maîtrise de l’hôtellerie, d’animateurs socioculturels, d’employés de maison et assistantes maternelles, d’agents d’entretien, de maçons qualifiés, de VRP et commerciaux, d’ouvriers non qualifiés de la manutention, d’employés de libre-service, de vendeurs hors alimentation et de secrétaires/assistantes. Dans le domaine industriel, les ouvriers qualifiés de la mécanique (soudeurs, monteurs, mécaniciens) seront aussi – avec 567 intentions d’embauche identifiées – très recherchés. C’est d’ailleurs dans ce métier que les recruteurs éprouvent le plus difficulté (88,2 %) à trouver la perle rare avec les plâtriers/ charpentiers (95,5 %), les maçons (90,4 %) et les plombiers/chauffagistes (89,8 %). L’analyse géographique des intentions d’embauche 2006 reste assez homogène, bassin d’emploi par bassin d’emploi. On constate toutefois quelques pointes sur Dreux (24,5 %), Orléans (22,3 %), Vendôme ou Blois (21,7 %). Une situation qui traduit, en dépit des pertes d’emplois liées à des restructurations industrielles récentes – c’est notamment le cas sur Dreux et Amboise – la bonne santé du tissu local de PME/PMI. La forte proportion d’établissements recruteurs enregistrée par le bassin d’emploi d’Amboise (26,1 %) s’expliquerait “avant tout par le dynamisme de la construction et de l’hôtellerie sur ce secteur”. En revanche, “les bassins situés dans les départements du Cher et de l’Indre affichent une propension à recruter inférieure à l’ensemble de la région et en baisse par rapport à 2005”. Sur Châteauroux, Issoudun, Vierzon, Bourges, St-Amand-Montrond, les intentions s’élèvent d’ailleurs respectivement à 18,9 %, 17,1 %, 16,3 %, 18,7 % et 16,7 %.

 

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Sur les rails

Le temps du débat est terminé, place à la décision. La ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon (POCL) est bien sur les rails. Si un consensus régional s’était dégagé en faveur du tracé Ouest, qui a l’avantage, contrairement aux trois autres tracés proposés, de desservir à la fois Orléans, Vierzon et Bourges, c’est probablement un cinquième scénario qui sera privilégié. Car RFF devra tenir compte des souhaits de tout le monde, y compris des Auvergnats… et de la SNCF, qui veut tirer au plus court pour gagner de précieuses minutes entre Paris et Lyon.
Jusqu’à présent, la concertation a été exemplaire et le débat a constitué un moment fort de démocratie participative. Formons le vœu que la préoccupation d’aménagement du territoire soit autant prise en compte que les intérêts commerciaux de la SNCF : le développement d’Orléans, Bourges et Clermont valent bien cinq minutes de gagnées. 
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