Environnement : les industriels régionaux en progrès continu

Le bilan environnemental 2007-2008 de la Drire Centre témoigne des efforts accomplis par les industriels régionaux. Ces derniers ont réduit, de façon notable, l’émission des composés organiques volatils (COV). L’amélioration doit cependant poursuivie dans le domaine des rejets aqueux des installations classées.

« Bien, mais peut mieux faire » : telle est l’appréciation que porte sur les industriels le traditionnel bilan environnemental de la Drire Centre, tout juste publié. Selon le document, de nombreux efforts ont été consentis en matière environnementale par les industriels de la région Centre qui compte 69 établissements Seveso dont 40 « seuil haut ».
Ainsi, les émissions industrielles ont régulièrement diminué « avec des résultats très sensibles » observés pour les composés organiques volatils (COV) en recul de 38 % depuis 2000. Un score obtenu en dépit de l’augmentation des pollutions en provenance de quelques entreprises classées dans la catégorie des unités émettrices de plus de 30 tonnes de COV. Par ailleurs, les services de la Drire notent que 57 entreprises ont été éligibles à la TGAP (Taxe Générale sur les Activités Polluantes) en 2007 pour la partie de ce dispositif concernant l’air, soit deux établissements de moins qu’en 2006. 
L’analyse de l’application régionale du système d’échange de quotas d’émissions de gaz à effet de serre permet aussi de démontrer les progrès de l’industrie. En région Centre, 2,2 millions de quotas ont été affectés à 48 établissements. Selon les décomptes des équipes de la Drire, près de 1,8 million de tonnes ont été émises en 2007, contre 1,9 million de tonnes en 2006. Si 9 unités industrielles ont émis une quantité de CO2 supérieure aux quotas attribués, 39 sont parvenus à rester en deçà au titre de l’exercice 2007. Grâce à cette modération, « le bilan de l’exercice 2007 affiche un surcroît de 358 000 tonnes qui ont pu être revendues à d’autres entreprises ».
L’étude s’est également penchée sur l’impact de l’activité industrielle et agricole sur la ressource en eau. Notons, tout d’abord, que l’activité industrielle ne représente qu’une part très marginale des prélèvements (4 % sur un total de 1 milliard de m3 prélevés). Des campagnes d’analyses de substances dangereuses ont été réalisées sur les rejets aqueux des installations classées en 2004, 2005 et 2006. Aucune des analyses impliquant 135 industriels n’a fait ressortir de dépassement de seuil dangereux. Toutefois, les rapporteurs notent que des tests toxicologiques ont mis en évidence « que 45 % des échantillons présentaient une toxicité forte et que 37 % étaient faiblement ou pas du tout toxiques ». La Drire indique d’ailleurs qu’elle a immédiatement « engagé une action prioritaire de réduction des rejets de substances dangereuse » dans les établissements où elle a considéré que les rejets étaient supérieurs de 10 % au flux admissible par le milieu.
Le rapport insiste, en revanche, sur l’importance des investissements que les industriels consacrent à l’amélioration de leurs politiques de rejets.  Ainsi, 180 dossiers déposés auprès de l’Agence de l’Eau ont bénéficié d’aides financières, dont 14 de plus de 50 000 €. Un certain nombre d’entreprises ont investi dans des technologies propres ou des process économes en eau. C’est le cas, à la Chapelle-Saint-Mesmin (45), de la conserverie Maingourd qui s’est équipé de deux tours aéro-réfrigérantes à circuit primaire fermé permettant de réduire la consommation d’eau de 10 %. Autre exemple, à Chaingy (45), le spécialiste du traitement de surface Sodectra a installé une station de traitement des effluents à rejet zéro exploitant les meilleures techniques disponibles.
La Drire note enfin que des thématiques nouvelles, découlant de l’application de la directive européenne REACH et des dispositions prévues au titre du Grenelle de l’Environnement, vont émerger au cours des prochains mois.  Dans ce contexte, elle prévoit « d’accélérer la prescription des plans de prévention des risques technologiques, de réduire l’installation de certaines substances dangereuses, d’inspecter les installations de compostage de déchets, de contrôler les transferts transfrontaliers de déchets et d’organiser des opérations coup de poing dans les petits dépôts pyrotechniques ».

 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir










Redécollage

Ce début d’été est tellement morose qu’on se réjouit du moindre signe annonciateur de reprise des affaires. Dans ce domaine, le salon aéronautique de Farnborough pourrait bien dessiner les contours de l’arc-en-ciel tant attendu. Airbus, comme Boeing, annoncent d’ores et déjà des commandes importantes, signe patent, selon le directeur commercial du consortium européen,  « que l’économie mondiale se redresse».
La région Centre, riche en sous-traitants de l’industrie aéronautique, devrait profiter de ce redécollage de la filière. Certes, les commandes attendues proviennent surtout d’Asie et d’Amérique latine, mais il serait indécent de faire la fine bouche. Pour ce qui concerne le marché européen, il est encore un peu tôt pour se frotter les mains. D’autant que si les commandes de l’aviation civile, encore convalescente, ne sont plus celles des années fastes, les commandes militaires sont en chute libre pour cause de restriction budgétaire.                                             

Retrouvez le contenu complet
de la Lettre Valloire
REGION CENTRE
BERRY
EURE-ET-LOIR
INDRE-ET-LOIRE
LOIR-ET-CHER
LOIRET