Le façonnier pharmaceutique Famar soigne ses implantations régionales

Le projet de regroupement des activités orléanaises de Famar sur l’ex-site McNeil de La Source sera effectif d’ici à la fin 2012. Le façonnier pharmaceutique vient aussi d’accroître les capacités de son usine de St-Rémy-sur-Avre (28). Le groupe emploie aujourd’hui plus de 900 salariés sur le territoire régional.

29-09-10 - Le sous-traitant pharmaceutique grec Famar, dont trois des cinq usines françaises de production se trouvent sur le territoire régional – Orléans La Source (45), Orléans Champ-de-Mars (45) et  St-Rémy-sur-Avre (28) – a lancé des projets d’envergure pour ces sites qui em-ploient 930 de ses 1 600 salariés dans l’Hexagone. Ainsi, Régis Martin, qui occupe depuis un an le poste de directeur des opérations du façonnier (380M€ de CA,  3 100 salariés dans le monde), nous confirme que le regroupement des deux unités de production orléanaises sur le site de La Source (ex-Parke Davis, puis Pfizer, puis enfin McNeil Manufacturing), au sud de la ville, « sera opérationnel fin 2012, au plus tard début 2013 ». Quelques jours plus tard, le conseil municipal d’Orléans votait le rachat par la Ville des quelque 4 ha et 28 000 m2 bâtis du site du Champ de Mars (ex-Sandoz, puis Novartis), en bord de Loire, pour la somme de 8,3 M€.
Le site de La Source, spécialisé dans les produits non prescrits (liquides et pâteux), emploie 445 salariés et exploite une surface bâtie de 55 000 m2. Il recevra donc les fabrications de formes sèches (comprimés et sachets) de l’ex-usine Novartis, qui compte aujourd’hui 330 salariés plus quelques dizaines d’intérimaires. 
« Les études techniques sont en cours de finalisation, poursuit Régis Martin, et nous avons déjà implanté deux ateliers pilotes à La Source afin de qualifier les premiers transferts de produits. Nous devons, en effet, revalider les process de fabrication sur le site d’accueil et déposer de nouveaux dossiers réglementaires (autorisation de mise sur le marché des médicaments) dans les pays que nous fournissons. Ceci sera opéré via ces ateliers qui nous permettent de qualifier les produits sans attendre le transfert définitif des lignes», explique-t-il. Globalement, ce programme industriel et immobilier majeur devrait nécessiter un investissement d’environ 30 M€ et sera mené en plusieurs séquences afin de ne pas compromettre la qualité de la supply chain exigée par les donneurs d’ordre. In fine, les 14 lignes de production exploitées au Champ-de-Mars rejoindront les 22 de La Source. L’implantation s’effectuera dans des zones de l’ex-site McNeil aujourd’hui affectées au stockage, ce qui devrait conduire le groupe Famar à engager la construction de nouveaux bâtiments pour une « surface comprise entre 2 000 et 4 000 m2 ».
Mais l’opération comportera un volet social : 148 postes, « au maximum », devraient être supprimés à l’issue du regroupement. Une première étape, qui vise « à améliorer la compétitivité de l’usine de La Source » va se concrétiser « par la suppression de 60 postes d’ici à la fin 2011 », annonce Régis Martin qui précise toutefois « qu’aucune réduction des effectifs directs de production n’est envisagée ».
Cette confirmation intervient au moment où le sous-traitant inaugure une importante augmentation capacitaire de son usine de St-Rémy-sur-Avre (28), un ex-site de l’américain Abbott Laboratories. Le groupe, qui souhaite spécialiser cette usine de 205 salariés dans les stériles, vient d’investir 6 M€ dans l’installation de deux nouveaux lyophilisateurs. Le site eurélien pourra produire 18 millions de flacons par an (5 ml, 15 ml et 30 ml) et figurera parmi les trois ou quatre plus grandes unités européennes de fabrication de produits lyophilisés. Dans le même temps, le groupe a engagé le transfert de la production de formes solides assurée jusqu’alors par l’unité de St-Rémy au bénéfice de celle de L’Aigle (61), située à une cinquantaine de kilomètres. Cette dernière emploie 160 collaborateurs.
Ces annonces, effectuées en marge de la 8e édition du congrès Polepharma qui s’est tenue les 22 et 23 septembre à Dreux, ont évidemment réjoui les dirigeants du cluster interrégional éponyme organisateur de cette manifestation. D’autant que cette dernière, qui avait fait peau neuve – nouveau prestataire, nouvelle formule – a remporté un franc succès. Près de 200 participants – contre 130 l’an passé – ont ainsi participé au congrès au cours duquel une étude sur l’attractivité de la France telle qu’elle est perçue par les leaders mondiaux de l’industrie pharmaceutique a été rendue publique. Celle-ci a été réalisée par le cabinet AEC Partners pour le compte des industriels du médicament (Leem). La journée du lendemain consacrée à des rencontres d’affaires a aussi connu une belle affluence : près de 800 rendez-vous professionnels programmés à l’avance ont été décomptés auxquels se sont ajoutées plus d’une centaine de rencontres informelles.

 

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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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