Le FSI veut aider en fonds propres les belles PME régionales

Le Fonds stratégique d’investisse-ment (FSI) entend intervenir au capital d’une vingtaine d’entreprises régionales en 2011 pour un montant total d’engagement qui devrait atteindre les 60 M€. Le directeur régional de la Caisse des Dépôts, coordinateur de ces opérations, va entamer une démarche destinée à identifier les cibles potentielles.

31-1-11 - Porté sur les fonts baptismaux en 2009 au cœur de la crise, le Fonds stratégique d’investissement (FSI), contrôlé à 51 % par la Caisse des Dépôts et Consignations et à 49% par l’Etat, doté de 20Md€ – dont 6 Md€ de cash – se veut offensif en région Centre. Que ce soit en direct ou via CDC En-treprises, dédiée à des tickets de moins de 10 M€, cette structure d’intervention en fonds propres « entend participer à une vingtaine de projets en 2011 », indique Yves Aguiton, le directeur régional de la CDC et correspondant du FSI pour la région. Cette feuille de route devrait correspondre à environ 60 M€ d’engagements, soit peu ou prou un montant équivalent aux quelque 56 M€ de prises de participation  bouclées entre octobre 2009 et la fin 2010, via 18 interventions au capital d’entreprises régionales, « un rythme conforme à nos objectifs », poursuit Yves Aguiton qui souhaite engager ses équipes dans une démarche plus proactive. « Nous allons effectuer un important travail d’analyse du tissu des entreprises régionales, notamment dans leur composante financière ». Objectif : identifier des cibles – en particulier, les sociétés réalisant un CA de plus de 50 M€ et comptant plus de 100 salariés – dont les projets de développement pourraient requérir l’accompagnement du FSI pour des tickets supérieurs à 10 M€. « Il s’agit d’opérer ce travail d’identification avant d’étudier une procédure d’approche des dirigeants de ces entreprises familiales », indique Yves Aguiton qui ne souhaite surtout pas froisser des entrepreneurs parfois jaloux de leur indépendance.
« Ceci ne signifie en aucune façon que nous abandonnons le segment des plus petites entreprises qui constitueront encore, en nombre, la part la plus importante des dossiers. » Revenant sur le premier exercice conduit par le FSI en région Centre, le directeur régional de la CDC indique que le ticket moyen des deals – conduit fréquemment avec les fonds régionaux partenaires comme Centre Capital Développement ou Sofimac Partners – s’est élevé à 3,1 M€. Mais si on isole les deux interventions les plus importantes – celles réalisées au capital de Mécachrome puis celle, plus récente, destinée à renforcer les fonds propres de Plastivaloire – le montant moyen des tickets est inférieur à 1 M€.
« Nous sommes descendus pour certains projets de création jusqu’à des montants de... 26 000 € », souligne Charles du Dresnay, chargé de développement territorial à la CDC. Le FSI, qui prend classiquement entre 20 à 25 % du capital, « a vocation à rester durablement au tour de table des sociétés et à participer activement à leur conseil d’administration », ajoute Yves Aguiton. Qui rappelle qu’il n’est pas question de jouer les pompiers. « Nous ne sommes pas équipés pour voler au secours des entreprises en difficulté, rappelle-t-il. Ce n’est pas notre métier ».
Pour autant, en 2010, près de 17 % des dossiers régionaux FSI ont concerné des projets de consolidation et de retournement : « Il s’agit de sociétés qui ont souffert de la crise mais qui ont préservé de bons fondamentaux. » Mais la part la plus importante des interventions (44 %) relève bien du capital-développement. Le FSI, qui n’est souvent qu’un des partenaires du tour de table, est un partenaire de choix lorsqu’il faut accompagner une opération de croissance externe. C’est ainsi que, l’an passé, CDC Entreprises a renforcé les fonds propres de Luneau Technology, une entreprise eurélienne de matériel médical, via une émission d’obligations convertibles de 5 M€. Cette opération avait pour but de faciliter l’acquisition du groupe Briot International et de donner ainsi naissance à l’un des leaders mondiaux de la discipline. Avis aux amateurs.
 

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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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