La Cosmetic Valley pourrait devenir Croissance pôle d’excellence régional

Le projet de pôle “Sciences de la beauté et du bien-être” paraît bien placé dans la course à l’obtention du label de pôle d’excellence. Son concurrent “Sciences et systèmes de l’énergie électrique” souffre, comme nous l’avions souligné dès le dépôt des candidatures (LV n°399), de son caractère hétéroclite.

Dans l’attente de la désignation de la première liste des futurs pôles de compétitivité, qui sera rendue le 8 juillet prochain, les animateurs des deux projets déposés en région Centre – les pôles “Sciences de la beauté et du bien-être” et “Sciences et systèmes de l’énergie électrique” – piaffent d’impatience.
Tout en ne se berçant pas d’illusion sur l’issue de cet appel d’offre gouvernemental. Qui peut croire que nos champions régionaux aient la moindre chance de se hisser dans la short-list des prétendants lorsque l’on connaît la puissance de l’électronique en Rhône-Alpes et en Isère, le poids du pôle de l’image en Ile-de- France et du secteur aéronautique en région toulousaine. C’est donc le prix de consolation, le label de pôle d’excellence, que visent nos régionaux. Ces pôles bis, résultats d’un compromis destiné à ménager les susceptibilités locales, devraient permettre à une quinzaine de candidatures nationales d’accéder à de multiples sources de financements. Aujourd’hui, de nombreux observateurs s’accordent à penser que le projet “Sciences de la beauté et du bien-être” a une bonne chance de devenir pôle d’excellence régional. Portée par l’association Cosmetic Valley qui fédère, essentiellement en Eure-et-Loir et dans le Loiret, des industriels de grand renom (Guerlain, Paco Rabanne, Pacific Europe, Shiseido, Christian Dior), cette candidature a fière allure. Au Conseil régional, on indique que “la Cosmetic Valley, qui représente un vivier de près de 15 000 emplois, n’a pas d’équivalent en Europe. Il serait étonnant que le jury ne soit pas sensible à cette singularité reconnue”. Aux grincheux, qui font observer que la Cosmetic Valley est surtout parsemée de sites de production sans véritables ressources en R&D, les promoteurs opposent les 600 emplois de chercheurs officiellement recensés. Les équipes restent toutefois concentrées sur quelques sites phares, tels ceux de Christian Dior dans le Loiret, Yves St-Laurent Beauté dans l’Eure et L’Oréal dans les Yvelines. Les responsables du futur cluster beauté et bien-être ont identifié une douzaine de programmes de recherche (cosméto-textile, élaboration de substances naturelles de conservation).

Un pôle gestion de l’énergie en mal de cohérence

Le second projet “Sciences et systèmes de l’énergie électrique” n’est pas dépourvu d’atouts. Sa carte maîtresse est l’unité STMicroelectronics de Tours (environ 1 400 salariés), spécialisée dans la production de composants électroniques de puissance. ST Microelectronics accueille un laboratoire de pointe et constitue le pilier d’un dispositif de recherche qui a obtenu le label CNRT (Centre national de recherche technologique). Cet ensemble regroupe divers laboratoires publics, principalement tourangeaux, dont le CEA de Monts. Au-delà de ce noyau dur, des pistes de convergence sont étudiées avec d’autres industriels, tels Legrand (équipements électriques) à Limoges, le fabricant de cartes électroniques Cire dans le Loiret, le spécialiste du laser civil et militaire Cilas, implanté à Orléans, des industriels parmi lesquels A2E Technologies, Alombard (groupe Schneider), Faiveley, Forclum. Toutefois, ce faisceau de bonnes intentions ne suffit pas à bâtir une dynamique. Des industriels évoquent “le caractère hétéroclite du pôle” en dépit des pistes très prometteuses de recherche identifiées dans le domaine de l’intégration des composants actifs et passifs et de la conversion d’énergie. Fataliste, un élu remarque que “cette candidature contribuera au moins à ce que des industriels et des chercheurs se trouvent des atomes crochus”. Une prise de conscience que les multiples dispositifs régionaux de transfert de technologie n’avaient pas encore, semble-t-il, réussi à susciter…
 

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Redécollage

Ce début d’été est tellement morose qu’on se réjouit du moindre signe annonciateur de reprise des affaires. Dans ce domaine, le salon aéronautique de Farnborough pourrait bien dessiner les contours de l’arc-en-ciel tant attendu. Airbus, comme Boeing, annoncent d’ores et déjà des commandes importantes, signe patent, selon le directeur commercial du consortium européen,  « que l’économie mondiale se redresse».
La région Centre, riche en sous-traitants de l’industrie aéronautique, devrait profiter de ce redécollage de la filière. Certes, les commandes attendues proviennent surtout d’Asie et d’Amérique latine, mais il serait indécent de faire la fine bouche. Pour ce qui concerne le marché européen, il est encore un peu tôt pour se frotter les mains. D’autant que si les commandes de l’aviation civile, encore convalescente, ne sont plus celles des années fastes, les commandes militaires sont en chute libre pour cause de restriction budgétaire.                                             

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