La pile à combustible va créer 120 emplois dans le Drouais

Le développement d’une application industrielle de pile à combustible avance à grands pas dans le Drouais grâce à la conjugaison habile des efforts de la collectivité, des laboratoires de R&D et d’un industriel. A Dreux, un programme de R&D portant sur la mise au point d’un prototype de pile à combustible devrait prochainement se traduire “par la création d’au moins 120 emplois industriels sur le territoire” se félicite Bruno Tachon, le directeur général des services de la Communauté d’agglomération du Drouais (CAdD). Le projet pilote a tiré profit… d’un échec initial : celui de la tentative de création à Dreux d’un pôle de R&D spécialisé dans la TV numérique. “Les laboratoires de recherche qui s’étaient impliqués dans ce programme et l’entreprise AprimVide, une société high tech spécialisée dans l’ultravide, ont su recycler un corpus de connaissances et de procédés dans le domaine des matériaux de type couche mince” poursuit Bruno Tachon. De tels procédés sont en effet utilisés dans la conception de la membrane placée dans le coeur de pile qui transforme l’hydrogène en énergie. Deux laboratoires, le Gremi à Orléans (Groupe de recherche de l’énergétique des milieux ionisés) et une unité de l’université de Montpellier, se sont donc associés au groupe XbyBus qui s’est porté acquéreur d’Aprim Vide. La CAdD a joué un rôle éminent, bien au-delà de sa mission de coordination, allant même jusqu’à rémunérer quatre chercheurs. “Au total le programme va bénéficier d’un investissement de 3 M€ financé par la CAdD à hauteur de 45 % et le Fonds social européen (40 %)” note Bruno Tachon. L’objectif final est la mise au point de coeurs de pile de petit et moyen formats destinés à des équipements nomades et notamment des téléphones mobiles. “Nous sommes déjà dans une logique industrielle” soutient Bruno Tachon, qui souligne que “la collectivité a négocié avec l’industriel un partage des revenus tirés des futurs brevets et un apport en emplois sur le territoire”. Sur ce dernier point, les bonnes nouvelles n’ont pas tardé. Ainsi, le groupe XbyBus a annoncé qu’il allait transférer à Dreux une unité de chaudronnerie installée aujourd’hui à Houilles (78). Cette entreprise a développé une expertise reconnue dans le domaine de la chaudronnerie blanche, une activité qui utilise des techniques et des alliages spéciaux exigés par les coeurs de pile. Employant près de 50 personnes, cette filiale d’XbyBus va s’installer dans deux villas d’entreprises construites par la Communauté d’agglomération. A un horizon plus lointain, l’industriel prévoit d’implanter une seconde unité industrielle d’au moins 70 collaborateurs. Emanation de MHS (Matra Harris Semi-Conducteurs), une entreprise nantaise de 260 salariés rachetée par XbyBus, cette usine produirait des équipements pour la fabrication des coeurs de pile. A priori, l’industriel ne souhaite pas se lancer dans la fabrication des coeurs de pile eux-mêmes qui, pour des raisons de coût salariaux, seront plutôt montés dans des pays low cost, mais préfère exploiter les process. En fonction de la réponse du marché européen – le marché mondial de la pile à combustible est estimé à 20 Mds$ –, l’usine drouaise pourrait à terme “employer plus ou moins 200 collaborateurs” prédit Bruno Tachon.
 

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Redécollage

Ce début d’été est tellement morose qu’on se réjouit du moindre signe annonciateur de reprise des affaires. Dans ce domaine, le salon aéronautique de Farnborough pourrait bien dessiner les contours de l’arc-en-ciel tant attendu. Airbus, comme Boeing, annoncent d’ores et déjà des commandes importantes, signe patent, selon le directeur commercial du consortium européen,  « que l’économie mondiale se redresse».
La région Centre, riche en sous-traitants de l’industrie aéronautique, devrait profiter de ce redécollage de la filière. Certes, les commandes attendues proviennent surtout d’Asie et d’Amérique latine, mais il serait indécent de faire la fine bouche. Pour ce qui concerne le marché européen, il est encore un peu tôt pour se frotter les mains. D’autant que si les commandes de l’aviation civile, encore convalescente, ne sont plus celles des années fastes, les commandes militaires sont en chute libre pour cause de restriction budgétaire.                                             

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