Le doublement de l’A10 est envisagé pour mieux drainer les flux de véhicules sur l’axe Orléans-Blois-Tours. Plusieurs tracés devraient être soumis au débat public en 2007. Ils prévoient tous un contournement par l’est de l’agglomération tourangelle.
En 2007 figurera à l’agenda des élus régionaux l’ouverture des premières discussions sur le doublement de l’A10. “La commission du débat public va être saisie, les premiers échanges pourraient débuter à l’automne” indique-t-on à la Direction régionale de l’Equipement (DRE). Sur le principe, le projet - dit de l’A10 bis ou de l’A110 - fait l’objet d’un assez large consensus. “Avec plus de 70 000 véhicules par jour entre les deux barrières de péage tourangelles, la situation n’est plus tenable sur l’A10” explique un élu local. Idem à Orléans, où la densité croissante du trafic est cruellement ressentie par les usagers. Véritable poumon économique du Val de Loire, cette infrastructure se trouve aujourd’hui au bord de la congestion dans la traversée des deux villes. Quatre scénarios ont été arrêtés par les services de l’Etat. Principale caractéristique, ils prévoient tous le contournement de l’agglomération tourangelle par l’est. “Pour une raison simple” explique un spécialiste du dossier: “l’autoroute transperce Tours de part en part ; les nuisances associées y dépassent le seuil du tolérable”. L’option qui semble tenir la corde envisage donc le contournement de Tours par l’est et celui d’Orléans par l’ouest tout en s’accompagnant de “l’aménagement qualitatif de la RN10” explique-t-on à la DRE. Ce qui signifie que le doublement des voies entre Tours et Chartres pourrait être poursuivi, ce qu’attend avec impatience Maurice Leroy, président du Conseil général de Loir-et-Cher, qui y voit le seul moyen “de désenclaver le Vendômois”. La facture des contournements de l’A10 s’élèverait approximativement à 800 M€, auxquels s’ajouteraient entre 50 et 80 M€ pour l’amélioration de la RN10. Deux raisons principales militent en faveur de ce projet light : son coût réduit et son acceptation par les élus des deux principales agglomérations régionales. Les trois autres options, qui n’intègrent pas le contournement d’Orléans, semblent plus en retrait mais seront aussi discutées “sans préjugés” affirme-t-on à la DRE. La première d’entre elles prévoit le simple élargissement de l’A10 au niveau d’Orléans et le réaménagement de la RN10, prolongé, comme il se doit, par le contournement de Tours. Son coût avoisine les 880 M€. La seconde envisage une liaison nouvelle autoroutière du nord de Tours jusqu’au nord de Vendôme, puis la mise à 2x2 voies de la RN10 jusqu’à l’A11 au sud de Chartres. De l’aveu même de la DRE, ce scénario, qui correspond à une dépense de 1,2 Md€, “répond de manière satisfaisante aux besoins d’écoulement des flux sur l’axe nord-sud, mais déleste moins l’A10 à Orléans que les autres schémas proposés”. La quatrième option, plus radicale, propose la création d’une nouvelle autoroute de Tours jusqu’à la région parisienne qui longerait la RN10 (1,6 Md€). Elle apparaît à certains totalement irréaliste et politiquement exposée aux critiques des écologistes. Le consensus de principe n’exclut pas de sérieuses divergences locales sur les tracés des contournements. En Touraine, trois hypothèses sont déjà sur la table: la première fait passer l’A10 bis au plus près de l’agglomération entre la Ville-aux-Dames et Montlouis. Ce tracé achèverait à l’est le périphérique de Tours et éviterait la construction d’un barreau spécifique. “Ce n’est pas une bonne idée, avance Marc Pommereau, nous allons mélanger les flux de transit local avec la circulation autoroutière et renouveler l’erreur du tronçon urbain de l’A10”. Cette option est défendue, en revanche, par Tour(s)Plus et son président Jean Germain. Deux autres tracés, le premier situé grossièrement entre Amboise et Montlouis et le second plus à l’est, au-delà d’Amboise, emporte les faveurs du Département. “Ils permettraient notamment d’irriguer l’est de l’Indre-et-Loire et le Lochois”. Dans cette perspective, l’actuelle A10 constituerait le barreau est du périphérique. Mais les viticulteurs installés sur les coteaux de Montlouis ne l’entendent pas de cette oreille. Qu’ils se rassurent, la mise en service de l’A10 bis ne sera probablement pas effective avant 2015. Dans cette attente, le Département d’Indre-et- Loire fait avancer le laborieux chantier du périphérique. Au nord-ouest, les travaux du tracé compris entre le pont de St-Cosme, franchissant la Loire, et l’ex-RN 138 à St-Cyr-sur-Loire vont bon train. Le projet prévoit le doublement du pont et la construction d’une tranchée couverte ; il représente un coût de 150 M€. L’espoir d’une ouverture pour 2009/2010 est entretenu. Il restera ensuite à démêler l’imbroglio des tracés nord et nord-est. Plusieurs options – au sud ou au nord de Notre-Dame-d’Oë, ou franchement plus au large de l’A28 – sont en cours de négociation. “Le débat est ouvert. Une réunion importante du comité de pilotage doit d’ailleurs se tenir courant février” précise Marc Pommereau qui demande instamment que le dossier ne soit pas instrumentalisé lors de la campagne des municipales. “On en prendrait immédiatement pour dix ans…” plaide-t-il. Il est vrai que les premières études du contournement de Langeais par l’A85, qui vient d’être inauguré, ont débuté il y a une trentaine d’années.
En 2007 figurera à l’agenda des élus régionaux l’ouverture des premières discussions sur le doublement de l’A10. “La commission du débat public va être saisie, les premiers échanges pourraient débuter à l’automne” indique-t-on à la Direction régionale de l’Equipement (DRE). Sur le principe, le projet - dit de l’A10 bis ou de l’A110 - fait l’objet d’un assez large consensus. “Avec plus de 70 000 véhicules par jour entre les deux barrières de péage tourangelles, la situation n’est plus tenable sur l’A10” explique un élu local. Idem à Orléans, où la densité croissante du trafic est cruellement ressentie par les usagers. Véritable poumon économique du Val de Loire, cette infrastructure se trouve aujourd’hui au bord de la congestion dans la traversée des deux villes. Quatre scénarios ont été arrêtés par les services de l’Etat. Principale caractéristique, ils prévoient tous le contournement de l’agglomération tourangelle par l’est. “Pour une raison simple” explique un spécialiste du dossier: “l’autoroute transperce Tours de part en part ; les nuisances associées y dépassent le seuil du tolérable”. L’option qui semble tenir la corde envisage donc le contournement de Tours par l’est et celui d’Orléans par l’ouest tout en s’accompagnant de “l’aménagement qualitatif de la RN10” explique-t-on à la DRE. Ce qui signifie que le doublement des voies entre Tours et Chartres pourrait être poursuivi, ce qu’attend avec impatience Maurice Leroy, président du Conseil général de Loir-et-Cher, qui y voit le seul moyen “de désenclaver le Vendômois”. La facture des contournements de l’A10 s’élèverait approximativement à 800 M€, auxquels s’ajouteraient entre 50 et 80 M€ pour l’amélioration de la RN10. Deux raisons principales militent en faveur de ce projet light : son coût réduit et son acceptation par les élus des deux principales agglomérations régionales. Les trois autres options, qui n’intègrent pas le contournement d’Orléans, semblent plus en retrait mais seront aussi discutées “sans préjugés” affirme-t-on à la DRE. La première d’entre elles prévoit le simple élargissement de l’A10 au niveau d’Orléans et le réaménagement de la RN10, prolongé, comme il se doit, par le contournement de Tours. Son coût avoisine les 880 M€. La seconde envisage une liaison nouvelle autoroutière du nord de Tours jusqu’au nord de Vendôme, puis la mise à 2x2 voies de la RN10 jusqu’à l’A11 au sud de Chartres. De l’aveu même de la DRE, ce scénario, qui correspond à une dépense de 1,2 Md€, “répond de manière satisfaisante aux besoins d’écoulement des flux sur l’axe nord-sud, mais déleste moins l’A10 à Orléans que les autres schémas proposés”. La quatrième option, plus radicale, propose la création d’une nouvelle autoroute de Tours jusqu’à la région parisienne qui longerait la RN10 (1,6 Md€). Elle apparaît à certains totalement irréaliste et politiquement exposée aux critiques des écologistes. Le consensus de principe n’exclut pas de sérieuses divergences locales sur les tracés des contournements. En Touraine, trois hypothèses sont déjà sur la table: la première fait passer l’A10 bis au plus près de l’agglomération entre la Ville-aux-Dames et Montlouis. Ce tracé achèverait à l’est le périphérique de Tours et éviterait la construction d’un barreau spécifique. “Ce n’est pas une bonne idée, avance Marc Pommereau, nous allons mélanger les flux de transit local avec la circulation autoroutière et renouveler l’erreur du tronçon urbain de l’A10”. Cette option est défendue, en revanche, par Tour(s)Plus et son président Jean Germain. Deux autres tracés, le premier situé grossièrement entre Amboise et Montlouis et le second plus à l’est, au-delà d’Amboise, emporte les faveurs du Département. “Ils permettraient notamment d’irriguer l’est de l’Indre-et-Loire et le Lochois”. Dans cette perspective, l’actuelle A10 constituerait le barreau est du périphérique. Mais les viticulteurs installés sur les coteaux de Montlouis ne l’entendent pas de cette oreille. Qu’ils se rassurent, la mise en service de l’A10 bis ne sera probablement pas effective avant 2015. Dans cette attente, le Département d’Indre-et- Loire fait avancer le laborieux chantier du périphérique. Au nord-ouest, les travaux du tracé compris entre le pont de St-Cosme, franchissant la Loire, et l’ex-RN 138 à St-Cyr-sur-Loire vont bon train. Le projet prévoit le doublement du pont et la construction d’une tranchée couverte ; il représente un coût de 150 M€. L’espoir d’une ouverture pour 2009/2010 est entretenu. Il restera ensuite à démêler l’imbroglio des tracés nord et nord-est. Plusieurs options – au sud ou au nord de Notre-Dame-d’Oë, ou franchement plus au large de l’A28 – sont en cours de négociation. “Le débat est ouvert. Une réunion importante du comité de pilotage doit d’ailleurs se tenir courant février” précise Marc Pommereau qui demande instamment que le dossier ne soit pas instrumentalisé lors de la campagne des municipales. “On en prendrait immédiatement pour dix ans…” plaide-t-il. Il est vrai que les premières études du contournement de Langeais par l’A85, qui vient d’être inauguré, ont débuté il y a une trentaine d’années.









