L’aménagement chartrain n’est pas du goût de tous les élus

Des élus empêchés dans leurs projets contestent les orientations de la politique d’aménagement de l’agglomération chartraine.

La politique d’aménagement de la communauté d’agglomération chartraine (Chartres Métropole), emmenée par le député-maire de la ville Jean-Pierre Gorges (UMP), provoque la colère de plusieurs maires qui voient quelques-uns de leurs projets empêchés. Au coeur de cette polémique, les orientations du Schéma de cohérence territoriale (SCOT), établi par le syndicat mixte d’études et de programmation de l’agglomération chartraine (SMEP), un document qui fixe les grandes priorités en matière d’aménagement. Jean-Jacques Châtel, le maire PS de Mainvilliers, 3e commune de l’agglomération avec ses 10 000 habitants, dénonce une application “intégriste” des principes définis par la loi SRU qui préconise d’éviter les effet d’étalement urbain (mitage). En cantonnant tout programme d’urbanisation à l’intérieur d’un périmètre délimité par le périphérique chartrain, le SCOT interdit à la municipalité de Mainvilliers de mener à bien l’aménagement d’une zone située à l’ouest de la commune, de… l’autre côté du périphérique. Le programme, qui reprenait un projet initial engagé en 1985, prévoyait la construction d’ici à 2009 de 600 logements comprenant de l’habitat intermédiaire, du logement social, une dizaine d’emplacements commerciaux, l’implantation d’un supermarché Atac, ainsi que la construction d’un groupe scolaire. “C’est le projet phare du mandat” fulmine Jean-Jacques Châtel qui dénonce au passage certaines arrièrespensées politiques : “On trouve là l’occasion de gêner un maire de gauche. Ce qui n’est jamais pour déplaire à Jean-Pierre Gorges...”. A Barjouville – une commune qui n’est pas membre de l’agglomération – , l’empêchement du transfert d’un supermarché Leclerc, installé aujourd’hui à Luisant, suscite l’irritation du maire Alain Toutay (SE). “La zone commerciale de la Torche a impérativement besoin d’une locomotive” assure l’édile qui suggère que le transfert permettrait aussi un rééquilibrage de l’appareil commercial chartrain. Ce dossier doit être examiné par la CDEC en mai prochain et pourrait devenir ainsi opposable au SCOT. Au sein de Chartres Métropole, on préfère minimiser cette crise “en notant que les oppositions se limitent à quelques maires, le SMEP comptant des élus de Chartres Métropole, des élus d’autres communautés de communes environnantes ainsi que des maires de communes hors communautés”. La SMEP délibèrera sur le SCOT à l’issue de l’enquête publique qui sera close à la fin du mois de mars. Pour sa part, et après l’échec d’une réunion de conciliation, la commune de Mainvilliers devrait porter l’affaire devant le tribunal administratif.
 

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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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