Avec une croissance supérieure à 4 % en région Centre, le BTP connaît une période heureuse. Cette performance s’explique par la forte progression des mises en chantier dans le secteur privé et les incitations à la construction de logements sociaux prévues par la loi Borloo. Seule ombre au tableau, il manque chaque année au secteur près de 1 000 nouvelles recrues qualifiées.
Tous les indicateurs sont au vert ! Le BTP a enregistré en 2005 une croissance remarquable en région Centre, “légèrement supérieure à 4 % en volume pour le bâtiment avec un montant de travaux de 4,9 Mds€, et de 2,5 % pour les travaux publics à 1,3 Md€” indique François Bréchemier, le directeur de la cellule économique régionale BTP du Centre (CER BTP). “L’exercice 2005 a été très favorable” confirme Brigitte Surier, secrétaire générale de la Fédération Française du Bâtiment (FFB) région Centre, “l’activité dans le bâtiment a même été supérieure à la moyenne nationale, qui s’est située autour de 3,5 %”. “Tous les segments du marché du bâtiment, hormis quelques niches, sont en hausse” poursuit François Bréchemier. Naturellement, avec 14 700 logements mis en chantier en 2005 et une prévision de 15 000 logements pour 2006, le secteur du neuf explique cette embellie pour une part principale. Il faut ainsi se souvenir qu’en 2002, seulement 10 200 mises en chantier avaient été enregistrées. “Nous sommes face à un phénomène de rattrapage. Pendant longtemps, il ne s’est pas construit suffisamment de logements dans le Centre par rapport aux besoins” analyse le directeur du CER BTP, “et nous sommes encore assez loin des pics de la fin des années 70, début des années 80, qui s’étaient signalés par près de 20 000 unités mises en chantier chaque année”. Parmi les autres raisons principales qui expliquent cette bonne tenue du neuf figurent les effets de la loi de cohésion sociale – dite loi Borloo – qui a dopé le logement social. Selon la calculette du CER BTP, la mise en oeuvre du texte a généré à elle seule en région Centre près de 20 % du nombre des mises en chantiers financées en 2005.
Reprise dans les locaux d’activité industriels
Toujours dans le domaine du logement privé, il faut saluer l’importance des travaux liés à l’amélioration de l’habitat qui représentent près de 50 % des volumes. Le maintien, jusqu’en 2010, du taux de TVA à 5,5 % sur les travaux d’entretien réalisés au profit des résidences principales de plus de deux ans, a redonné un coup de fouet à cette activité au début 2006 et “la tendance devrait rester très favorable tout au long de l’année” affirme François Bréchemier. D’autant que le nombre de chantiers va aussi être augmenté de la progression attendue des dépenses d’amélioration de l’habitat social. Mais la bonne performance du secteur se constate aussi sur le marché des locaux d’activité, qu’il s’agisse de bureaux ou de bâtiments industriels. La mise en chantier de bâtiments industriels a ainsi progressé de 25 % en 2005 (+ 55 % pour les bureaux) et cette tendance bénéfique ne faiblira pas en 2006. Dans les travaux publics, un secteur qui se caractérise par une très forte concentration des entreprises (210 sociétés recensées contre… 13 000 dans le bâtiment), la croissance, certes moins élevée, s’est située à un niveau tout à fait satisfaisant. “Il faut toutefois nuancer en remarquant le poids de certains grands travaux, notamment autoroutiers (A 28, A 85), qui peuvent fausser l’analyse” prévient François Bréchemier. Mais compte tenu du contexte pré-électoral – les dernières années de mandat sont propices aux réalisations – et de la montée en puissance des communautés d’agglomération et communautés de communes dans la commande publique, la tendance favorable n’est pas près de s’inverser : jusqu’en 2010, la croissance des TP en région Centre s’établira, selon le CER BTP, aux alentours de 2,5 % par an. Au total, la croissance du BTP “va tourner autour de 3,5 %, voire 4 % en 2006” estime François Bréchemier qui souligne toutefois que “des facteurs tels qu’une hausse plus sensible des taux d’intérêt, du prix des matériels ou du foncier, qui dégradent la solvabilité des maîtres d’ouvrage, risquent d’assombrir ces perspectives”. Autre point noir du secteur : “les problèmes de recrutement et de qualification continuent à peser” affirme-t-on à la FFB, surtout dans les métiers du gros-oeuvre. En région Centre, la profession a ainsi besoin de 2 900 nouveaux jeunes qualifiés par an. Dans le même temps, les différentes filières de formation régionales (CFA) ne parviennent qu’à former péniblement 1 800 candidats. Et parmi ces éventuelles recrues, nombre d’entre elles iront rejoindre des métiers ou des secteurs connexes (offices d’HLM, maintenance). “La pénurie de main-d’oeuvre est aussi liée à la proximité de l’Ile-de-France qui aspire beaucoup de professionnels du BTP” suggère François Bréchemier.
Tous les indicateurs sont au vert ! Le BTP a enregistré en 2005 une croissance remarquable en région Centre, “légèrement supérieure à 4 % en volume pour le bâtiment avec un montant de travaux de 4,9 Mds€, et de 2,5 % pour les travaux publics à 1,3 Md€” indique François Bréchemier, le directeur de la cellule économique régionale BTP du Centre (CER BTP). “L’exercice 2005 a été très favorable” confirme Brigitte Surier, secrétaire générale de la Fédération Française du Bâtiment (FFB) région Centre, “l’activité dans le bâtiment a même été supérieure à la moyenne nationale, qui s’est située autour de 3,5 %”. “Tous les segments du marché du bâtiment, hormis quelques niches, sont en hausse” poursuit François Bréchemier. Naturellement, avec 14 700 logements mis en chantier en 2005 et une prévision de 15 000 logements pour 2006, le secteur du neuf explique cette embellie pour une part principale. Il faut ainsi se souvenir qu’en 2002, seulement 10 200 mises en chantier avaient été enregistrées. “Nous sommes face à un phénomène de rattrapage. Pendant longtemps, il ne s’est pas construit suffisamment de logements dans le Centre par rapport aux besoins” analyse le directeur du CER BTP, “et nous sommes encore assez loin des pics de la fin des années 70, début des années 80, qui s’étaient signalés par près de 20 000 unités mises en chantier chaque année”. Parmi les autres raisons principales qui expliquent cette bonne tenue du neuf figurent les effets de la loi de cohésion sociale – dite loi Borloo – qui a dopé le logement social. Selon la calculette du CER BTP, la mise en oeuvre du texte a généré à elle seule en région Centre près de 20 % du nombre des mises en chantiers financées en 2005.
Reprise dans les locaux d’activité industriels
Toujours dans le domaine du logement privé, il faut saluer l’importance des travaux liés à l’amélioration de l’habitat qui représentent près de 50 % des volumes. Le maintien, jusqu’en 2010, du taux de TVA à 5,5 % sur les travaux d’entretien réalisés au profit des résidences principales de plus de deux ans, a redonné un coup de fouet à cette activité au début 2006 et “la tendance devrait rester très favorable tout au long de l’année” affirme François Bréchemier. D’autant que le nombre de chantiers va aussi être augmenté de la progression attendue des dépenses d’amélioration de l’habitat social. Mais la bonne performance du secteur se constate aussi sur le marché des locaux d’activité, qu’il s’agisse de bureaux ou de bâtiments industriels. La mise en chantier de bâtiments industriels a ainsi progressé de 25 % en 2005 (+ 55 % pour les bureaux) et cette tendance bénéfique ne faiblira pas en 2006. Dans les travaux publics, un secteur qui se caractérise par une très forte concentration des entreprises (210 sociétés recensées contre… 13 000 dans le bâtiment), la croissance, certes moins élevée, s’est située à un niveau tout à fait satisfaisant. “Il faut toutefois nuancer en remarquant le poids de certains grands travaux, notamment autoroutiers (A 28, A 85), qui peuvent fausser l’analyse” prévient François Bréchemier. Mais compte tenu du contexte pré-électoral – les dernières années de mandat sont propices aux réalisations – et de la montée en puissance des communautés d’agglomération et communautés de communes dans la commande publique, la tendance favorable n’est pas près de s’inverser : jusqu’en 2010, la croissance des TP en région Centre s’établira, selon le CER BTP, aux alentours de 2,5 % par an. Au total, la croissance du BTP “va tourner autour de 3,5 %, voire 4 % en 2006” estime François Bréchemier qui souligne toutefois que “des facteurs tels qu’une hausse plus sensible des taux d’intérêt, du prix des matériels ou du foncier, qui dégradent la solvabilité des maîtres d’ouvrage, risquent d’assombrir ces perspectives”. Autre point noir du secteur : “les problèmes de recrutement et de qualification continuent à peser” affirme-t-on à la FFB, surtout dans les métiers du gros-oeuvre. En région Centre, la profession a ainsi besoin de 2 900 nouveaux jeunes qualifiés par an. Dans le même temps, les différentes filières de formation régionales (CFA) ne parviennent qu’à former péniblement 1 800 candidats. Et parmi ces éventuelles recrues, nombre d’entre elles iront rejoindre des métiers ou des secteurs connexes (offices d’HLM, maintenance). “La pénurie de main-d’oeuvre est aussi liée à la proximité de l’Ile-de-France qui aspire beaucoup de professionnels du BTP” suggère François Bréchemier.









