Le CEA du Ripault travaille à l’énergie du futur

Pour remplacer les énergies fossiles, l’hydrogène est une idée d’avenir. Des ressources quasi inépuisables, aucune émission polluante, la solution a de quoi séduire. Le CEA du Ripault, au sud de Tours, est l’un des fers de lance de la recherche française dans ce domaine.

Et si l’hydrogène, en abondance dans la nature, devenait source d’énergie ? Le CEA du Ripault, au sud de Tours, est au coeur du programme AlHYance qui vise à produire ce gaz à moindre coût, à le stocker avec le plus faible encombrement possible et, dans une dernière étape, à pré-industrialiser des piles à combustible SOFC (Solid Oxygen Fuel Cell) destinées à produire électricité et chaleur. D’ici à 2010, les pouvoirs publics et leurs partenaires consacreront 42 M€ au financement des programmes scientifiques (30 M€), à la construction de laboratoires et à leur équipement (12,5 M€) sur le site tourangeau. Si l’hydrogène est déjà utilisé comme carburant par 2 000 véhicules en Californie, les contraintes d’utilisation sont fortes. L’objectif est de franchir les dernières étapes techniques permettant de stocker de l’hydrogène à 700 bars dans des réservoirs suffisamment résistants pour supporter une pression élevée et aussi peu encombrants que possible. Aujourd’hui, il faut en effet un coffre de véhiculeautomobile pour loger un réservoir contenant 5 litres d’hydrogène à 350 bars et parcourir ainsi 500 km. En partenariat avec la société Ullit, de la Châtre (36), un spécialiste des réservoirs composites destinés au gaz, le CEA a déjà obtenu des résultats probants. Le prochain bâtiment du dispositif AlHYance, Polymère Plasturgie Composite (dont la mise en service est prévue pour 2008 ou 2009), permettra d’achever le travail et de développer les matériaux entrant dans la composition de ce nouveau type de container : un liner (revêtement intérieur) en polymère et une structure extérieure en composite (fibres, résine). L’échéance est prévue pour 2012. Parallèlement, le Ripault mène des recherches poussées sur les composants des piles à basse température (PEMFC) qui seront utilisées pour les transports, notamment des membranes pouvant fonctionner à 120 % et des plaques bipolaires composites. Si le Ripault travaille activement sur la pile PEMFC, il vise aussi la pile à haute température, dite SOFC, plutôt destinée à la cogénération. C’est la dernière étape du programme AlHYance qui verra se construire, d’ici à la fin de la décennie, un bâtiment de pré-industrialisation sur le site de Monts. “Le rendement, en additionnant production d’électricité et de chaleur, atteindra 90 % avec les piles SOFC, contre 50 % actuellement” précise Dominique Lemoine, en charge du développement des nouvelles technologies pour l’énergie au CEA du Ripault. Il faudra toutefois patienter avant que l’hydrogène ne devienne réellement une énergie concurrentielle. Les projections américaines évoquent la date de 2025 pour l’entrée dans l’ hydrogen economy. En attendant, les industriels devront se contenter de marchés de niche, comme celui du nomadisme (batteries d’ordinateurs et de téléphones portables), dont la mise sur le marché est attendue à l’horizon 2010.
 

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Sur les rails

Le temps du débat est terminé, place à la décision. La ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon (POCL) est bien sur les rails. Si un consensus régional s’était dégagé en faveur du tracé Ouest, qui a l’avantage, contrairement aux trois autres tracés proposés, de desservir à la fois Orléans, Vierzon et Bourges, c’est probablement un cinquième scénario qui sera privilégié. Car RFF devra tenir compte des souhaits de tout le monde, y compris des Auvergnats… et de la SNCF, qui veut tirer au plus court pour gagner de précieuses minutes entre Paris et Lyon.
Jusqu’à présent, la concertation a été exemplaire et le débat a constitué un moment fort de démocratie participative. Formons le vœu que la préoccupation d’aménagement du territoire soit autant prise en compte que les intérêts commerciaux de la SNCF : le développement d’Orléans, Bourges et Clermont valent bien cinq minutes de gagnées. 
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