Le président de Noz nous a dans le nez...

Suite à notre article, “Noz flaire les bonnes affaires”, paru le 1er mars 2006 dans La Lettre Valloire n°425, le président de Noz a souhaité exercer son droit de réponse.(...)

“Vous exercez votre droit de critique et nous le respectons. Encore faut-il qu’il s’applique sur des faits véridiques. Ce qui n’est pas le cas. Reprenons les termes les plus flagrants de votre article : “Noz a réussi un très joli coup immobilier” (…) “un cadeau compte tenu de la superficie”. Faut-il vous rappeler que Matra n’a reçu qu’une seule offre, celle de Noz, pour la reprise du site Romo3? Nous ne lui avons pas forcé la main. “Futura Finances préfère les loyers élevés (…) CAT se demande s’il ne ferait pas mieux de déménager”. Là encore votre allégation n’est pas fondée : CAT occupait le site avant notre arrivée et le loyer avait été négocié par Matra. “Récemment un centre d’appels a envisagé une installation… trop cher. Il a jeté l’éponge devant l’intransigeance de Futura Finances”. Faux : nous n’avons jamais eu de contacts directs ou indirects avec un call center. La cellule de réindustrialisation Roma elle-même conteste ces propos polémiques. “Si la chasse aux subventions était un sport olympique, Noz aurait de bonnes chances de médaille”. Matra comme les pouvoirs publics étaient bien contents de trouver un repreneur pour Romo3. Préalablement à l’achat du site, Noz avait reçu l’engagement de 3 M€ d’aides à condition de créer 120 emplois. Cette réunion s’est tenue le 20 janvier 2004 en présence notamment du maire et des représentants de l’Etat et de la Région. Les 120 emplois ont été créés… mais les aides promises n’ont jamais été versées. Le versement de subventions est une pratique courante qui permet de dynamiser l’économie locale. “Noz n’exploite pas en propre son activité logistique (…) Il l’a externalisée auprès de deux sous-traitants” (…) “ce seraient des faux nez ne possédant que Noz pour client” (…) “Une astuce qui permet à Noz de quémander des subventions”. Ce fonctionnement est courant dans les entreprises de distribution. Cela s’appelle … “une franchise” !! Des collaborateurs romorantais ont créé leurs équipes et leurs sociétés afin de préparer la marchandise livrée aux magasins Noz. “Les élus de Vitré ont préféré refuser (…). Objectif: déplacer 300 salariés et la création – hypothétique – de 200 emplois”. Nous souhaitions déplacer 150 salariés et non 300. Et pour l’instant, les faits parlent pour nous. Où sont les 200 postes “hypothétiques”, lorsque nous en avons créé 240 à Romorantin et à Angers en 24 mois ? Noz a embauché 400 personnes au cours des 12 derniers mois… Par ailleurs, vos allégations concernant “leur site de travail” ont profondément blessé les salariés du site de Romorantin. Ces hommes et ces femmes, dont beaucoup ont eu un parcours difficile, sont heureux d’avoir trouvé du travail et de la considération. Ecrire ainsi, sans fondement, que la légitimité de leur univers de travail doit être mise en doute est une atteinte à leur fierté.”

Rémy Adrion

Conformément à la loi et au refus d’insérer que peut opposer, dans certains cas, le directeur de la publication à l’auteur d’un droit de réponse, nous avons supprimé le dernier paragraphe du courrier de Rémy Adrion au motif qu’il contenait des propos portant atteinte à notre honneur. Après avoir publié la réponse du président de Noz, nous n’épiloguerons pas et laisserons nos lecteurs juger de la bonne foi des uns et des autres.
 

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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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