Le chômage recule en région Centre. Depuis un an, la décrue dépasse les 11 % et bénéficie à toutes les catégories, cadres et non-cadres, jeunes comme salariés confirmés. L’industrie régionale, qui aurait perdu près de 26 000 emplois sur la période 2000-2005, bénéficie aussi de cette reprise. Les PMI n’hésitent pas à créer des postes, notamment dans le secteur de la R&D, de la qualité et de la production.
En région Centre, l’emploi est reparti du bon pied. En juin-juillet dernier, le taux de chômage est passé à 7,9 % contre 9 % en juin 2005. “En données CVS, nous sommes passés sous la barre des 80 000 demandeurs d’emplois de catégorie 1 (79 450 )” se réjouit Christian Dumas, le directeur adjoint de la Direction régionale du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle (DRTEFP). “De toute évidence, les tendances structurelles régionales de l’emploi sont bien orientées et ce, depuis plusieurs mois” poursuit Christian Dumas. Sur un an, le chômage a ainsi baissé de 11,6 %, sans pour autant que cette embellie se soit accompagnée d’un accroissement des contrats précaires. “Il n’y a pas plus de CDD ou de CTT qu’il y a un an” affirme le directeur régional adjoint, tordant ainsi le cou à certaines idées reçues. Point satisfaisant, l’écart favorable avec le taux de chômage national (9 % à la fin juin 2006), qui avait tendance à s’estomper, se stabilise : il est de l’ordre de 1,1 %, ce qui correspond assez bien à sa valeur moyenne sur la durée. Autre phénomène très encourageant, cette amélioration, qui mérite d’être confirmée, ne s’explique pas uniquement par l’effet de la pyramide des âges (départs à la retraite). “Je suis surpris par le dynamisme de l’économie régionale” indique ainsi Bernard Fonteneau, directeur du département recrutement et approche directe du cabinet Actiforces, présent à Tours, Orléans, Blois et Poitiers. “Nous intervenons dans le cadre de véritables créations de postes. Le remplacement des départs à la retraite ne représente qu’un tiers des missions. Fait marquant, des fonctions, qui n’avaient pas la réputation d’être très recherchées il y a quelques mois (ingénieurs de production, R&D, qualité), reviennent sur le devant de la scène”. Philippe Grard-Colombel, directeur de l’Apec à Tours, souligne que le regain d’activité s’observe aussi sur le marché des cadres : “A la fin août, le nombre d’annonces déposées à l’Apec avait progressé de 20 % sur un an”. Et cette forte augmentation, supérieure à la moyenne nationale (de l’ordre de 18 %), “profite à toutes les catégories, jeunes diplômés comme cadres confirmés”. Fonctions les plus en vue : le commercial, la R&D et l’informatique, “et même la production”, précise Philippe Grard-Colombel, qui prévient “que des difficultés de recrutement commencent à se faire sentir. Il est difficile de trouver des jeunes ingénieurs et des responsables de réseaux commerciaux”. Selon Christian Dumas, cette embellie s’effectue toutefois surtout au bénéfice du tertiaire et au détriment des emplois industriels. “De 2000 à 2005, la région a perdu près de 26 000 emplois industriels en solde net. Dans le même temps, le tertiaire a créé près de 24 000 emplois”, les saignées les plus importantes étant relevées dans le textile-habillement et l’industrie automobile. “Il faut relativiser ce chiffre qui laisserait présager d’un déclin industriel inexorable” analyse ce consultant spécialisé dans les questions de ressources humaines. “De nombreuses entreprises industrielles ont poursuivi l’externalisation de leur logistique, de la maintenance des installations, de l’informatique, et les effectifs employés par les prestataires – y compris les sociétés d’intérim - sont désormais comptabilisés dans la catégorie services”. Bernard Fonteneau nuance également le constat : “Les missions dans l’industrie sont fréquentes et plus de 50 % d’entre elles sont des récidives. Il reste toutefois patent que ces créations sont davantage le fait de PME/PMI”. Il est vrai que les grandes unités industrielles régionales ont eu tendance, ces derniers mois, à ne recruter qu’au compte-goutte. Et leur politique d’embauche restera très timide, comme nous l’ont précisé les DRH interrogés (voir ci-dessous).
En région Centre, l’emploi est reparti du bon pied. En juin-juillet dernier, le taux de chômage est passé à 7,9 % contre 9 % en juin 2005. “En données CVS, nous sommes passés sous la barre des 80 000 demandeurs d’emplois de catégorie 1 (79 450 )” se réjouit Christian Dumas, le directeur adjoint de la Direction régionale du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle (DRTEFP). “De toute évidence, les tendances structurelles régionales de l’emploi sont bien orientées et ce, depuis plusieurs mois” poursuit Christian Dumas. Sur un an, le chômage a ainsi baissé de 11,6 %, sans pour autant que cette embellie se soit accompagnée d’un accroissement des contrats précaires. “Il n’y a pas plus de CDD ou de CTT qu’il y a un an” affirme le directeur régional adjoint, tordant ainsi le cou à certaines idées reçues. Point satisfaisant, l’écart favorable avec le taux de chômage national (9 % à la fin juin 2006), qui avait tendance à s’estomper, se stabilise : il est de l’ordre de 1,1 %, ce qui correspond assez bien à sa valeur moyenne sur la durée. Autre phénomène très encourageant, cette amélioration, qui mérite d’être confirmée, ne s’explique pas uniquement par l’effet de la pyramide des âges (départs à la retraite). “Je suis surpris par le dynamisme de l’économie régionale” indique ainsi Bernard Fonteneau, directeur du département recrutement et approche directe du cabinet Actiforces, présent à Tours, Orléans, Blois et Poitiers. “Nous intervenons dans le cadre de véritables créations de postes. Le remplacement des départs à la retraite ne représente qu’un tiers des missions. Fait marquant, des fonctions, qui n’avaient pas la réputation d’être très recherchées il y a quelques mois (ingénieurs de production, R&D, qualité), reviennent sur le devant de la scène”. Philippe Grard-Colombel, directeur de l’Apec à Tours, souligne que le regain d’activité s’observe aussi sur le marché des cadres : “A la fin août, le nombre d’annonces déposées à l’Apec avait progressé de 20 % sur un an”. Et cette forte augmentation, supérieure à la moyenne nationale (de l’ordre de 18 %), “profite à toutes les catégories, jeunes diplômés comme cadres confirmés”. Fonctions les plus en vue : le commercial, la R&D et l’informatique, “et même la production”, précise Philippe Grard-Colombel, qui prévient “que des difficultés de recrutement commencent à se faire sentir. Il est difficile de trouver des jeunes ingénieurs et des responsables de réseaux commerciaux”. Selon Christian Dumas, cette embellie s’effectue toutefois surtout au bénéfice du tertiaire et au détriment des emplois industriels. “De 2000 à 2005, la région a perdu près de 26 000 emplois industriels en solde net. Dans le même temps, le tertiaire a créé près de 24 000 emplois”, les saignées les plus importantes étant relevées dans le textile-habillement et l’industrie automobile. “Il faut relativiser ce chiffre qui laisserait présager d’un déclin industriel inexorable” analyse ce consultant spécialisé dans les questions de ressources humaines. “De nombreuses entreprises industrielles ont poursuivi l’externalisation de leur logistique, de la maintenance des installations, de l’informatique, et les effectifs employés par les prestataires – y compris les sociétés d’intérim - sont désormais comptabilisés dans la catégorie services”. Bernard Fonteneau nuance également le constat : “Les missions dans l’industrie sont fréquentes et plus de 50 % d’entre elles sont des récidives. Il reste toutefois patent que ces créations sont davantage le fait de PME/PMI”. Il est vrai que les grandes unités industrielles régionales ont eu tendance, ces derniers mois, à ne recruter qu’au compte-goutte. Et leur politique d’embauche restera très timide, comme nous l’ont précisé les DRH interrogés (voir ci-dessous).









