Après Orléans Viandes (cf LV n°415), nous poursuivons la série : “Entreprises cherchent salariés désespérément”. Les artisans du BTP n’ont pas que la TVA comme souci…
Ils dénoncent aussi le manque de main-d’oeuvre. L’emploi, toujours. Alors que le bâtiment continue sur sa lancée, les artisans ne trouvent pas de maind’oeuvre. Récemment, dans les colonnes d’un hebdomadaire du Loiret, le patron d’une entreprise de la région de Montargis dénonçait cette situation qu’il qualifiait “d’aberrante”. “Aujourd’hui, nous pourrions recruter une dizaine de peintres, explique cet entrepreneur. Mais la plupart des jeunes ne veulent pas travailler (…). Ils s’arrêtent au bout de six mois pour toucher les indemnités chômage. Ils se contentent de ça pour vivre.” Problèmes de motivation au travail, perception faussée de la pénibilité de certains métiers artisanaux… “La situation est telle que certains chefs d’entreprise ont renoncé à chercher la perle rare et restreignent leur activité” explique Gérard Bobier, le patron de BPTE, une entreprise de travaux publics pour l’environnement installée à Ballan-Miré (37). “Les conditions de travail se sont pourtant beaucoup améliorées” juge cet entrepreneur qui emploie une quinzaine de personnes : “Les équipements utilisés par les entreprises de TP ont nettement réduit la difficulté des tâches”.
Selon Gérard Bobier, qui pourrait immédiatement recruter deux à trois jeunes pour son activité d’assainissement non collectif, “les difficultés sont aussi liées à l’évolution de nos métiers”. Il y a encore quelques années, les artisans du BTP recrutaient des jeunes en échec scolaire. “Aujourd’hui, l’accroissement des exigences de nos clients requiert une élévation du niveau de compétences” avance Gérard Bobier. “On ne peut plus se contenter de savoir manier une pioche et une brouette. Il faut respecter des normes techniques, savoir remplir et respecter des fiches de tâches journalières.” Ces contraintes sont jugées salutaires par les artisans car elles ont permis de tirer le métier vers le haut, “mais l’élévation du niveau de compétences (CAP/BEP) exclut par nature un certain nombre de profils”. Toujours au chapitre de l’attractivité des métiers de BTP, les artisans réfutent formellement l’étiquette d’exploiteur : “Chez moi, les jeunes débutent à 1 200/1 400 € brut par mois” se défend Gérard Bobier. “Et les meilleurs éléments peuvent rapidement gagner plus. Il est aussi faux de prétendre qu’il n’y a pas de perspectives de carrière. Des jeunes peuvent progresser, prendre en charge des chantiers… et pourquoi pas devenir entrepreneurs eux-mêmes…”
Ils dénoncent aussi le manque de main-d’oeuvre. L’emploi, toujours. Alors que le bâtiment continue sur sa lancée, les artisans ne trouvent pas de maind’oeuvre. Récemment, dans les colonnes d’un hebdomadaire du Loiret, le patron d’une entreprise de la région de Montargis dénonçait cette situation qu’il qualifiait “d’aberrante”. “Aujourd’hui, nous pourrions recruter une dizaine de peintres, explique cet entrepreneur. Mais la plupart des jeunes ne veulent pas travailler (…). Ils s’arrêtent au bout de six mois pour toucher les indemnités chômage. Ils se contentent de ça pour vivre.” Problèmes de motivation au travail, perception faussée de la pénibilité de certains métiers artisanaux… “La situation est telle que certains chefs d’entreprise ont renoncé à chercher la perle rare et restreignent leur activité” explique Gérard Bobier, le patron de BPTE, une entreprise de travaux publics pour l’environnement installée à Ballan-Miré (37). “Les conditions de travail se sont pourtant beaucoup améliorées” juge cet entrepreneur qui emploie une quinzaine de personnes : “Les équipements utilisés par les entreprises de TP ont nettement réduit la difficulté des tâches”.
Selon Gérard Bobier, qui pourrait immédiatement recruter deux à trois jeunes pour son activité d’assainissement non collectif, “les difficultés sont aussi liées à l’évolution de nos métiers”. Il y a encore quelques années, les artisans du BTP recrutaient des jeunes en échec scolaire. “Aujourd’hui, l’accroissement des exigences de nos clients requiert une élévation du niveau de compétences” avance Gérard Bobier. “On ne peut plus se contenter de savoir manier une pioche et une brouette. Il faut respecter des normes techniques, savoir remplir et respecter des fiches de tâches journalières.” Ces contraintes sont jugées salutaires par les artisans car elles ont permis de tirer le métier vers le haut, “mais l’élévation du niveau de compétences (CAP/BEP) exclut par nature un certain nombre de profils”. Toujours au chapitre de l’attractivité des métiers de BTP, les artisans réfutent formellement l’étiquette d’exploiteur : “Chez moi, les jeunes débutent à 1 200/1 400 € brut par mois” se défend Gérard Bobier. “Et les meilleurs éléments peuvent rapidement gagner plus. Il est aussi faux de prétendre qu’il n’y a pas de perspectives de carrière. Des jeunes peuvent progresser, prendre en charge des chantiers… et pourquoi pas devenir entrepreneurs eux-mêmes…”









