Les entreprises régionales recrutent toujours avec difficulté

Pénurie et manque d’expérience des candidats, formation inadaptée... lacunes dans la méthodologie utilisée par des recruteurs jugés “conservateurs” : une récente enquête réalisée par le Medef Centre met en lumière les redoutables difficultés auxquelles sont exposées les entreprises régionales lorsqu’elles tentent de remplacer des salariés ou d’étoffer leurs effectifs.

Les entreprises régionales ont du mal à faire face à leurs besoins en personnel. Selon une enquête réalisée par le Medef Centre auprès de 1 982 entreprises de la région Centre, sur près de 362 recrutements renseignés, 50,8 % se seraient effectués “avec difficulté”. Ces difficultés sont jugées encore “plus significatives” pour les catégories techniciens/ agents de maîtrise (53,9 %) et ouvriers (60 %). Les problèmes rencontrés par les entreprises conduisent à des échecs définitifs dans 14,36 % des cas, ceux-ci touchant en particulier les catégories techniciens/agents de maîtrise et ingénieurs et cadres (respectivement 21,5 % et 18,5 %). Interrogés sur les motifs à la source de ces échecs, les entreprises citent “le manque d’expérience” (58,6 %), puis “la pénurie de candidats” (48,3 %) avant d’invoquer la “rareté des formations” requises par le poste. Pour les conseils en ressources humaines, ces blocages trouveraient aussi leur source dans un certain “conservatisme” des recruteurs. Les dirigeants dressent ainsi un portrait-robot idéal du candidat “en omettant assez souvent de s’intéresser à des profils atypiques qui pourraient tout aussi bien faire l’affaire” soutient ainsi Bernard Fonteneau, le responsable du département recrutement du cabinet tourangeau Actiforces. A défaut “d’avoir mis en place des méthodologies de recrutement fondées sur la définition de profils de postes, les entrepreneurs se rassurent en allant au plus évident” indique l’un des rapporteurs de cette étude. L’attractivité de la région ne constitue pas, globalement, un handicap. Mais la moitié des entreprises berrichonnes citent ce motif comme l’une des raisons principales des difficultés éprouvées, notamment lorsqu’il s’agit de recruter un technicien à forte qualification ou un cadre. Lorsqu’elles analysent les raisons des échecs d’un recrutement, les entreprises citent prioritairement l’insuffisance des résultats pendant la période d’essai qui est généralement associée à “des formations ou des compétences mal adaptées aux besoins”, devant la “faible attractivité de certains métiers (métallurgie, bâtiment)” et, parfois, un manque de “savoirêtre”. Pourtant, nombre de spécialistes des ressources humaines observent que les “entreprises ont bien du mal à baliser les périodes d’essai et à proposer aux candidats des grilles d’évaluation mesurant leur performance ou leur capacité d’intégration”. “Il est très facile pour le salarié de donner le change pendant une période d’essai” reconnaît ainsi ce recruteur. Lorsqu’ils s’expliquent sur les motifs qui les conduisent à recruter, les entrepreneurs invoquent prioritairement le “remplacement des salariés” (33 %), le seul développement économique de l’entreprise n’expliquant le recours à l’embauche que dans 17 % des cas. Selon les auteurs de l’étude, “les entreprises embauchent assez fréquemment le dos au mur, lorsqu’elles ne peuvent plus faire autrement. Ces habitudes ne constituent pas des gages de réussite”. L’ensemble de ces freins induisent de nombreuses vacances de postes, les secteurs les plus “en tension” étant ceux du BTP, des services et du commerce. Des postes vacants ont aussi été identifiés pour la catégorie ingénieurs et cadres dans les secteurs de la plasturgie, de l’instrumentation scientifique, de la construction métallique et de l’informatique.
 

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Sur les rails

Le temps du débat est terminé, place à la décision. La ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon (POCL) est bien sur les rails. Si un consensus régional s’était dégagé en faveur du tracé Ouest, qui a l’avantage, contrairement aux trois autres tracés proposés, de desservir à la fois Orléans, Vierzon et Bourges, c’est probablement un cinquième scénario qui sera privilégié. Car RFF devra tenir compte des souhaits de tout le monde, y compris des Auvergnats… et de la SNCF, qui veut tirer au plus court pour gagner de précieuses minutes entre Paris et Lyon.
Jusqu’à présent, la concertation a été exemplaire et le débat a constitué un moment fort de démocratie participative. Formons le vœu que la préoccupation d’aménagement du territoire soit autant prise en compte que les intérêts commerciaux de la SNCF : le développement d’Orléans, Bourges et Clermont valent bien cinq minutes de gagnées. 
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