Les grands sites industriels n’embaucheront pas

Les principaux sites industriels régionaux s’en tiennent à « l’iso-effectif ». Seule l’unité tourangelle de Michelin annonce un recrutement important.

Il ne faudra pas beaucoup compter sur la contribution des grandes unités industrielles pour relancer l’emploi en région Centre. La plupart des DRH que nous avons interrogés n’ont prévu aucune embauche pour les prochains mois, se contentant – au mieux – de remplacer une partie des salariés partis à la retraite et de privilégier la promotion interne et la transformation de contrats d’intérim en CDI pour la création de postes.C’est la stabilité de l’effectif qui domine chez Michelin à Bourges (18), Hutchinson à Montargis (45), Paulstra à Châteaudun (28) et Sofedit à Vendôme (41), quatre sites qui totalisent plus de 3 000 emplois. Même son de cloche du côté de STMicroelectronics, à Tours Nord, une unité exposée aux cycles du marché des semi-conducteurs. L’industrie pharmaceutique, pourtant familière des grands programmes de recrutement, marque une pause. C’est ainsi le cas de Novo Nordisk à Chartres (28), de Famar à Orléans (45) ou de Pfizer à Pocésur- Cisse (37). Une même prudence est de mise chez l’imprimeur Maury à Malesherbes et à Manchecourt (45) “où les nouvelles embauches s’effectuent en CDD, en fonction des contrats signés avec les éditeurs. Les meilleurs éléments sont éventuellement titularisés si la charge est reconduite”. Quelques exceptions sont à noter : c’est ainsi que l’unité Michelin de Joué-lès-Tours (37) a prévu d’embaucher quelque 80 personnes dans les six mois (70 agents de production et 12 salariés à la maintenance). Cette exception est liée principalement à l’intégration des activités de l’unité de Poitiers, dont seule une partie des salariés a accepté une mutation à Tours. Wilo Intec embauchera une dizaine de personnes (voir page 5) à Aubigny-sur-Nère (18) et, plus modestement, Nacam recherche deux ingénieurs à Vendôme (41), un pour son bureau d’études, un pour la qualité.
 

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Sur les rails

Le temps du débat est terminé, place à la décision. La ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon (POCL) est bien sur les rails. Si un consensus régional s’était dégagé en faveur du tracé Ouest, qui a l’avantage, contrairement aux trois autres tracés proposés, de desservir à la fois Orléans, Vierzon et Bourges, c’est probablement un cinquième scénario qui sera privilégié. Car RFF devra tenir compte des souhaits de tout le monde, y compris des Auvergnats… et de la SNCF, qui veut tirer au plus court pour gagner de précieuses minutes entre Paris et Lyon.
Jusqu’à présent, la concertation a été exemplaire et le débat a constitué un moment fort de démocratie participative. Formons le vœu que la préoccupation d’aménagement du territoire soit autant prise en compte que les intérêts commerciaux de la SNCF : le développement d’Orléans, Bourges et Clermont valent bien cinq minutes de gagnées. 
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