Les petites entreprises Fossé premier gisement d’emplois

Totalisant près de 50 % des anticipations de recrutement en 2005, les entreprises de moins de 20 salariés constituent le plus important réservoir de main-d’oeuvre. Au total, selon les Assédic, les intentions d’embauche pour l’année en cours ont progressé d’environ 9 %.

Ce n’est certes pas une découverte bouleversante mais certaines évidences méritent d’être rappelées : la création d’emplois en région Centre – à l’instar d’ailleurs de l’économie nationale – est d’abord l’affaire des TPE, puis, dans une moindre mesure, des PME. Selon l’enquête récente “Besoins en main-d’oeuvre (BMO)” réalisée par les Assédic auprès de 53 232 entreprises régionales (taux de retour : 28,3 %), les établissements de moins de 20 salariés seront en 2005 à l’origine de la moitié des projets de recrutement. Les entreprises de 1 à 4 salariés représentent 21 % des projets déclarés (16 % pour les entreprises de 5 à 9 salariés, 12 % pour les entreprises de 10 à 20 salariés). Les établissements aux effectifs les plus étoffés (200 salariés et plus) ne comptent que pour 14 % des anticipations d’embauche. Au total, le nombre de projets de recrutement 2005 identifiés par l’étude BMO (environ 38 800) s’inscrit en hausse (+ 8,8 %), ce qui correspond à près de 3 100 projets de recrutement supplémentaires. En revanche, le pourcentage du nombre d’établissements qui envisagent d’embaucher sur l’exercice (22 % en 2005) affiche un recul de deux points par rapport à l’année passée. Ces anticipations de recrutement restent globalement très en-deçà des anticipations affichées en 2003 (42 208 projets) et en 2002 (49 658 projets). Analysées d’un point de vue géographique, ces bonnes intentions sont plus marquées au niveau des territoires régionaux situés aux franges de l’Ilede- France, notamment dans le secteur de l’industrie. C’est le cas du Drouais (25 % des établissements envisagent de recruter) et des bassins d’emplois de Chartres (23 %) et de Pithiviers (23 %). A l’opposé, les bassins d’emplois solognot et berrichon apparaissent toujours en retrait : 19 % pour le Romorantinais, 17 % à Vierzon, 18 % autour d’Issoudun.

Les services au premier plan

Comme on pouvait s’y attendre, l’augmentation des intentions d’embauche concerne essentiellement les sociétés de services (3 300 projets), surtout quand ceux-ci sont destinés aux entreprises (1 700 projets). En revanche, l’emploi spécifiquement industriel fait grise mine : les recrutements envisagés par les établissements de ce secteur ne représentent que 12 % du total alors que le secteur industriel emploie 30 % de la population active en région Centre. Un chiffre qu’il faut cependant relativiser en raison de la part de plus en plus importante des ex-emplois industriels comptabilisés aujourd’hui dans la catégorie “services aux entreprises” suite à des mesures d’externalisation. Toutefois, “la baisse des intentions de recrutement dans l’industrie et la forte augmentation dans le BTP constituent bien des tendances majeures” souligne Patrick Boissy, responsable de la fonction demandeurs d’emploi aux Assédic de la région Centre. L’enquête BMO fait aussi apparaître d’importantes difficultés de recrutement qui témoignent d’une insuffisante adéquation de l’offre à la demande : ainsi, 48 % des projets de recrutement sont jugés difficiles par les employeurs, notamment dans le secteur de la construction (68 %) et des services (49 %). Au palmarès des métiers les plus sensibles de ce point de vue, figurent en tête les professions paramédicales, les ouvriers du gros oeuvre et de finition du bâtiment, les plombiers-chauffagistes et les employés de maison.
 

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Redécollage

Ce début d’été est tellement morose qu’on se réjouit du moindre signe annonciateur de reprise des affaires. Dans ce domaine, le salon aéronautique de Farnborough pourrait bien dessiner les contours de l’arc-en-ciel tant attendu. Airbus, comme Boeing, annoncent d’ores et déjà des commandes importantes, signe patent, selon le directeur commercial du consortium européen,  « que l’économie mondiale se redresse».
La région Centre, riche en sous-traitants de l’industrie aéronautique, devrait profiter de ce redécollage de la filière. Certes, les commandes attendues proviennent surtout d’Asie et d’Amérique latine, mais il serait indécent de faire la fine bouche. Pour ce qui concerne le marché européen, il est encore un peu tôt pour se frotter les mains. D’autant que si les commandes de l’aviation civile, encore convalescente, ne sont plus celles des années fastes, les commandes militaires sont en chute libre pour cause de restriction budgétaire.                                             

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