Les PME attendent des pouvoirs publics Encouragement une meilleure reconnaissance

Les dirigeants de PME ne sont pas très différents de leurs concitoyens : ils attendent des autres un peu de reconnaissance. Que les pouvoirs publics les aident à valoriser leur image, notamment auprès des jeunes, et ils se chargeront du reste, au premier chef de l’emploi. C’est le message à retenir d’une enquête auprès de 605 petits patrons commandée à Ipsos par la CGPME.

Au moment où un nouveau gouvernement tente de s’attaquer au chômage, Everest que n’ont jamais pu vaincre ses devanciers, l’Institut Ipsos vient d’effectuer pour le compte de la CGPME une enquête sur les projets et attentes des dirigeants de PME auprès de 605 d’entre eux. La bonne surprise est que 45 % des patrons interrogés envisagent de créer des emplois dans les mois qui viennent. Lorsque l’on sait que les PME de moins de 250 personnes concentrent près des deux tiers de l’emploi salarié en France, l’information prend tous son sens. Sur ce nombre, 21 % pensent en créer “certainement” et 24 % “probablement”. C’est dans le secteur des services que l’optimisme est le plus manifeste : la part des embauches “certaines” passe à 30 % et celle des “probables” à 25 %. Le BTP suit, l’industrie et le commerce sont un peu plus en retrait. L’intention d’embaucher est variable suivant la taille des entreprises. C’est à l’intérieur de la tranche des 20 à 49 salariés que se situent les entreprises les plus volontaristes dans ce domaine.

Quoique des études récentes soulignent la bonne image générale des PME auprès envedes Français, leurs dirigeants souhaitent valoriser davantage l’image de l’entreprise et de l’entrepreneur, notamment auprès des jeunes. “Nous n’avons pas l’image que nous méritons” déplorait ces jours derniers le président nouvellement élu du Medef Touraine. C’est la mesure, souligne Ipsos, que les patrons jugent la plus importante (à 94 %), ce qui en dit long sur un des blocages majeurs du marché de l’emploi : la timidité des jeunes lorsqu’il s’agit d’intégrer certaines filières, notamment industrielles. L’hebdomadaire l’Usine Nouvelle citait dernièrement le cas d’Areva, pourvu d’un carnet de commandes plein pour les trois ans et demi à venir, incapable de trouver ingénieurs et techniciens disponibles sur son site de Chalon-sur-Saône. Même pénurie chez les sous-traitants, en mal de tourneurs et de chaudronniers. Autre attente majeure des dirigeants de PME : des mesures concrètes en faveur de l’environnement financier, fiscal et administratif. Ils sont tout de même 61 % à avoir apprécié l’assouplissement des 35 h et, dans une moindre mesure, l’aide à la création d’entreprise (50 %). Ils sont plus partagés sur les résultats des efforts de simplification administrative et la diminution des impôts pesant sur l’entreprise. Un mauvais point toutefois dans ce bilan, finalement pas si négatif, de feu le gouvernement Raffarin, la majorité des petits patrons regrette l’action insuffisante des pouvoirs publics en matière de réduction des dépenses de l’Etat et des collectivités et d’allègement des charges sociales. Le contraire eût étonné. Ipsos conclut son enquête par une note de relatif optimisme, relevant que les dirigeants de PME sont finalement assez confiants dans leur avenir et prêts à embaucher. Et, qu’au-delà des promesses d’exonération et de lissage des effets de seuil, ils attendent avant tout qu’on les aide à valoriser leur image.
 

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Sur les rails

Le temps du débat est terminé, place à la décision. La ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon (POCL) est bien sur les rails. Si un consensus régional s’était dégagé en faveur du tracé Ouest, qui a l’avantage, contrairement aux trois autres tracés proposés, de desservir à la fois Orléans, Vierzon et Bourges, c’est probablement un cinquième scénario qui sera privilégié. Car RFF devra tenir compte des souhaits de tout le monde, y compris des Auvergnats… et de la SNCF, qui veut tirer au plus court pour gagner de précieuses minutes entre Paris et Lyon.
Jusqu’à présent, la concertation a été exemplaire et le débat a constitué un moment fort de démocratie participative. Formons le vœu que la préoccupation d’aménagement du territoire soit autant prise en compte que les intérêts commerciaux de la SNCF : le développement d’Orléans, Bourges et Clermont valent bien cinq minutes de gagnées. 
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