Les usines ThyssenKrupp Sofedit en sursis jusqu’en 2012 ?

Les usines ThyssenKrupp Sofedit d’Amilly, de Sermaises-du-Loiret et de Vendôme, qui emploient au total plus de 1 200 personnes, sont sur la sellette. Le groupe, qui aurait perdu plus de 50 M€ en 2007, étudie des mesures de redressement. Celles-ci exclueraient à moyen terme des fermetures de site… du moins jusqu’en 2011 ou 2012. Se dirige-t-on vers un nouveau séisme industriel de très grande magnitude dans la filière automobile régionale ? Tous les regards sont aujourd’hui braqués sur les exsites de l’équipementier automobile Sofedit à Vendôme (41), Amilly et Sermaises-du-Loiret (45), qui emploient respectivement 490, 550 et 200 salariés. Ces usines, spécialisées dans le découpageemboutissage – presses de plus de 500 tonnes pour Amilly, moins de 500 tonnes pour Vendôme et Sermaises-du- Loiret –, se trouvent depuis 2003 dans le périmètre de la filiale française du groupe ThyssenKrupp. Depuis plusieurs semaines, des rumeurs circulent en interne évoquant l’imminence d’une “restructuration de grande ampleur”. Récemment, l’hypothèse de la fermeture ou de la cession de 6 – dont les 3 de la région Centre – des 8 usines françaises exploitées par le groupe était explicitement évoquée dans un article de la presse régionale : seuls les sites de Gouzeaucourt (59) et de St- Romain-de-Colbosc (76) seraient épargnés. “Plus modernes, situés à proximité des usines de leurs principaux donneurs d’ordres (Renault et Toyota), ils répondent davantage aux critères de productivité de ThyssenKrupp. Ce qui risque de ne plus être le cas des établissements du Loiret, plus fragiles” reconnaît un représentant syndical posté à Amilly. Les usines du Loiret connaîtraient depuis plusieurs mois “un problème de surcapacité et de compétitivité”. Pour l’heure, “de telles rumeurs de restructuration brutale et de fermeture de sites ne sont absolument pas fondées” corrige toutefois un représentant du personnel qui exerce des responsabilités syndicales au niveau européen. “Certes, ThyssenKrupp Sofedit éprouve d’importantes difficultés à l’instar de nombreux équipementiers automobiles mais le plan de charge, variable selon les sites, permettrait au groupe de tenir jusqu’en 2011/2012”. En espérant que d’autres contrats de sous-traitance viennent se substituer à cette échéance à la charge actuelle ! Frans Espeel, le président du directoire de ThyssenKrupp Sofedit, nous confirme que “le groupe est bien confronté à un problème structurel de surpacité”. Tout en réfutant les rumeurs de fermeture imminente d’usines, il nous indique “qu’une réflexion stratégique est en cours” et qu’elle a pour ambition de proposer un “plan de sauvetage de l’entreprise”. Rien de moins ! La direction a mis sur pied des groupes de travail – hors participation syndicale – qui oeuvrent à l’élaboration de mesures d’économie. Les conclusions de ces groupes étaient attendues pour la fin de l’année 2007. Elles pourraient finalement être livrées au mois d’avril. “Il n’est, bien sûr, pas exclu que nous soyons contraints de supprimer des postes afin d’ajuster nos capacités au marché” admet Frans Espeel qui suggère “que la direction devrait être en mesure d’ouvrir la consultation avec les partenaires sociaux au printemps, entre la fin du mois d’avril et le début du mois de mai”. Le groupe, touché de plein fouet par le retournement du marché automobile, a déjà lancé en avril 2007 un premier plan de restructuration (cf. LV n°451) qui s’était soldé par la suppression d’environ 210 postes sur un effectif total de 3 000 postes. Cette première alerte avait affecté les usines régionales : une centaine d’emplois sont passés à la trappe à Amilly. L’usine de Theil-sur-Huisne (61), qui maîtrise le process du formage à chaud, a aussi payé son tribut avec près de 25 suppressions d’emplois sur un effectif total d’environ 1 000 personnes. Selon les syndicats, un nouveau plan d’ajustement général des effectifs “devrait probablement toucher le site d’Amilly qui ne dispose pas d’un plan de charge très dynamique et ne peut s’appuyer sur un parc machines de première jeunesse”. D’ores et déjà, ThyssenKrupp Sofedit, comme il l’avait annoncé il y a moins d’un an, a réussi à céder son unité pyrénéenne (environ 120 personnes) d’Arudy (64) au groupe Alema, un sous-traitant de l’industrie aéronautique. La vente sera effective au 1er mars. La direction a aussi mis depuis plusieurs mois à l’étude la cession du site d’Auxi-Le-Château (62), qui tarde visiblement à se réaliser. “Des industriels ont donné des marques d’intérêt, mais rien n’a abouti” affirme un représentant syndical. Affaire à suivre…
 

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Sur les rails

Le temps du débat est terminé, place à la décision. La ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon (POCL) est bien sur les rails. Si un consensus régional s’était dégagé en faveur du tracé Ouest, qui a l’avantage, contrairement aux trois autres tracés proposés, de desservir à la fois Orléans, Vierzon et Bourges, c’est probablement un cinquième scénario qui sera privilégié. Car RFF devra tenir compte des souhaits de tout le monde, y compris des Auvergnats… et de la SNCF, qui veut tirer au plus court pour gagner de précieuses minutes entre Paris et Lyon.
Jusqu’à présent, la concertation a été exemplaire et le débat a constitué un moment fort de démocratie participative. Formons le vœu que la préoccupation d’aménagement du territoire soit autant prise en compte que les intérêts commerciaux de la SNCF : le développement d’Orléans, Bourges et Clermont valent bien cinq minutes de gagnées. 
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