Séduits par la modération du coût du foncier, la proximité immédiate avec l’Ile-de-France et la qualité des dessertes routières, les investisseurs spécialisés dans la logistique s’intéressent à l’Est beauceron. La “logistic valley” est encore dans l’attente de réalisations concrètes.
A la lisière de l’Eure-et-Loir et du Loiret, à l’intérieur d’un losange reliant Pithiviers, Auneau, Voves et Artenay, une nouvelle terre d’accueil de la logistique est probablement en train d’émerger. Attirés par des zones rurales peu habitées, donc susceptibles d’accueillir des installations porteuses de nuisances, les investisseurs avancent leurs pions. Les corridors tracés par l’A 10 et la RN 20 constituant de puissants leviers. “Le coût relativement modéré du foncier, la proximité de l’Ile-de-France et la qualité des dessertes routières constituent des atouts maîtres” note Jean-Michel Dubief, le maire de la commune eurélienne d’Ouarville. Ce dernier connaît le sujet puisque la société Logi Industries (cf notre rubrique Installations) va, après une enquête publique longue et laborieuse, engager la construction sur la commune d’une plate-forme de 8 500 m2. Sur la commune de Boisseaux, dans le département voisin du Loiret, la Cogemo, un investisseur luxembourgeois, veut édifier une base logistique de 67 000 m2 en bordure de la RN 20. A l’agence de développement économique du Loiret (Adel), on note que “le promoteur n’engagera pas l’investissement, porteur à terme de 140 emplois, sans avoir commercialisé les premières surfaces”. Le projet reste aussi conditionné au financement d’un aménagement routier par l’investisseur et les collectivités (Départements du Loiret, d’Eure-et-Loir, Communauté de communes). Plus au sud, à Toury, une trentaine d’hectares viennent d’être achetés par la société de promotion Adim Centre (GTM Construction). Celle-ci entend construire en “blanc” ou en “gris” près de 140 000 m2 de bâtiments logistiques sur plusieurs années (cf LV n°421-422). Toujours en Eure-et-Loir, mais cette fois-ci à la lisière de l’Essonne, la communauté de communes de la Beauce de Janville a lancé une étude pour la faisabilité d’un parc logistique embranché fer d’une centaine d’hectares sur Rouvray-St-Denis. L’audit devra démontrer l’opportunité d’un projet “qui, selon les premiers indices recueillis, intéressera les investisseurs. Ceux-ci, faute de terrain, ne peuvent plus se développer en région parisienne” indique-t-on à la communauté. Le raccordement de cette base à l’axe ferroviaire Paris-Irun devrait peser favorablement dans la balance. D’ores et déjà, les collectivités se mettent en ordre de bataille afin d’accompagner dans de bonnes conditions cet important projet. Les deux communautés de communes – Beauce de Janville et Plaine du Nord Loiret – pourraient prochainement créer un syndicat mixte qui aurait pour mission le développement des zones de Rouvay-St-Denis et de Boisseaux. La raréfaction de l’espace disponible est probablement à l’origine du projet d’implantation sur Voves d’une plate-forme logistique (17 ha) dédiée à l’automobile, menée par un transporteur installé en région parisienne. Selon des sources proches de ce dossier, cette implantation annoncée tambour battant n’a pas dépassé le stade des préliminaires. Toujours au chapitre des bonnes intentions, une filiale promotion de Bouygues envisagerait la construction de 90 000 m2 de bâtiments à Auneau, qui seraient plutôt destinés à des logisticiens. Ce projet avait été étudié à l’origine dans le but d’accueillir une très importante plate-forme de pièces détachées de Renault qui a finalement trouvé asile dans l’Yonne. La constitution d’une offre de qualité par les collectivités est l’une des clefs du succès : les investisseurs attendent ainsi beaucoup de la viabilisation promise de 60 ha sur Artenay-Poupry. “D’autres projets, qui ne seront pas exclusivement réservés à la logistique, sont prévus tout au long de l’A 19, d’Artenay jusqu’à la région de Montargis” note-t-on à l’Adel. Ainsi, une zone d’activité de 50 ha devrait être déployée à Escrennes, une autre de 70 ha à Auxy. Sans oublier la seconde phase (50 ha) de la ZA communautaire Arboria, à Montargis. Les financements et les modalités d’aménagement de ces projets ne sont pas encore totalement bouclés mais on affirme, côté collectivités, “pouvoir accélérer leur mise en oeuvre en cas de demande urgente”.
A la lisière de l’Eure-et-Loir et du Loiret, à l’intérieur d’un losange reliant Pithiviers, Auneau, Voves et Artenay, une nouvelle terre d’accueil de la logistique est probablement en train d’émerger. Attirés par des zones rurales peu habitées, donc susceptibles d’accueillir des installations porteuses de nuisances, les investisseurs avancent leurs pions. Les corridors tracés par l’A 10 et la RN 20 constituant de puissants leviers. “Le coût relativement modéré du foncier, la proximité de l’Ile-de-France et la qualité des dessertes routières constituent des atouts maîtres” note Jean-Michel Dubief, le maire de la commune eurélienne d’Ouarville. Ce dernier connaît le sujet puisque la société Logi Industries (cf notre rubrique Installations) va, après une enquête publique longue et laborieuse, engager la construction sur la commune d’une plate-forme de 8 500 m2. Sur la commune de Boisseaux, dans le département voisin du Loiret, la Cogemo, un investisseur luxembourgeois, veut édifier une base logistique de 67 000 m2 en bordure de la RN 20. A l’agence de développement économique du Loiret (Adel), on note que “le promoteur n’engagera pas l’investissement, porteur à terme de 140 emplois, sans avoir commercialisé les premières surfaces”. Le projet reste aussi conditionné au financement d’un aménagement routier par l’investisseur et les collectivités (Départements du Loiret, d’Eure-et-Loir, Communauté de communes). Plus au sud, à Toury, une trentaine d’hectares viennent d’être achetés par la société de promotion Adim Centre (GTM Construction). Celle-ci entend construire en “blanc” ou en “gris” près de 140 000 m2 de bâtiments logistiques sur plusieurs années (cf LV n°421-422). Toujours en Eure-et-Loir, mais cette fois-ci à la lisière de l’Essonne, la communauté de communes de la Beauce de Janville a lancé une étude pour la faisabilité d’un parc logistique embranché fer d’une centaine d’hectares sur Rouvray-St-Denis. L’audit devra démontrer l’opportunité d’un projet “qui, selon les premiers indices recueillis, intéressera les investisseurs. Ceux-ci, faute de terrain, ne peuvent plus se développer en région parisienne” indique-t-on à la communauté. Le raccordement de cette base à l’axe ferroviaire Paris-Irun devrait peser favorablement dans la balance. D’ores et déjà, les collectivités se mettent en ordre de bataille afin d’accompagner dans de bonnes conditions cet important projet. Les deux communautés de communes – Beauce de Janville et Plaine du Nord Loiret – pourraient prochainement créer un syndicat mixte qui aurait pour mission le développement des zones de Rouvay-St-Denis et de Boisseaux. La raréfaction de l’espace disponible est probablement à l’origine du projet d’implantation sur Voves d’une plate-forme logistique (17 ha) dédiée à l’automobile, menée par un transporteur installé en région parisienne. Selon des sources proches de ce dossier, cette implantation annoncée tambour battant n’a pas dépassé le stade des préliminaires. Toujours au chapitre des bonnes intentions, une filiale promotion de Bouygues envisagerait la construction de 90 000 m2 de bâtiments à Auneau, qui seraient plutôt destinés à des logisticiens. Ce projet avait été étudié à l’origine dans le but d’accueillir une très importante plate-forme de pièces détachées de Renault qui a finalement trouvé asile dans l’Yonne. La constitution d’une offre de qualité par les collectivités est l’une des clefs du succès : les investisseurs attendent ainsi beaucoup de la viabilisation promise de 60 ha sur Artenay-Poupry. “D’autres projets, qui ne seront pas exclusivement réservés à la logistique, sont prévus tout au long de l’A 19, d’Artenay jusqu’à la région de Montargis” note-t-on à l’Adel. Ainsi, une zone d’activité de 50 ha devrait être déployée à Escrennes, une autre de 70 ha à Auxy. Sans oublier la seconde phase (50 ha) de la ZA communautaire Arboria, à Montargis. Les financements et les modalités d’aménagement de ces projets ne sont pas encore totalement bouclés mais on affirme, côté collectivités, “pouvoir accélérer leur mise en oeuvre en cas de demande urgente”.











