Le projet de centre R&D de LVMH relancé à St-Jean-de-Braye

À St-Jean-de-Braye, le programme Hélios qui vise à construire une plate-forme de R&D du groupe LVMH dans l’enceinte de Parfums Christian Dior, devrait être opérationnel à la mi-2012.

17-03-10 - La nouvelle plate-forme de recherche de la branche parfums et cosmétiques de LVMH qui doit être construite à St-Jean-de-Braye (45) sur le site de l’usine Christian Dior – cette dernière emploie plus de 1 300 salariés dont 260 au titre de LVMH Recherche –, « sera probablement opérationnelle à la mi-2012», nous indique Eric Perrier, directeur R&D de cette dernière entité dont le spectre d’activité s’étend de la recherche amont jusqu’à la pré-industrialisation. Le programme baptisé Hélios, qui vise à construire un bâtiment triangulaire HQE sur trois niveaux de 12 000 m2, doté des matériaux les plus innovants – notamment d’un toit à occlusion variable au gré de la lumière du soleil–, a pris du retard. « Mais nous sommes en passe de retenir une entreprise générale qui va reprendre la maîtrise d’œuvre de ce projet qui représente plusieurs dizaines de millions d’euros d’investissement. »
Les promoteurs du programme ont souhaité préparer l’avenir et vu grand dans cette pers-pective. Le groupement d’intérêt économique (GIE) LVMH Recherche, qui travaille pour le compte de Parfums Christian Dior, de Guerlain et de Givenchy – tous trois membres du GIE… – pourrait en effet à terme accueillir d’autres grandes enseignes de cosmétiques de LVMH, et notamment la société américaine Benefit très en vogue auprès des publics jeunes. Par ailleurs, Hélios devrait également héberger en son sein des plates-formes technologiques labellisées par le pôle de compétitivité Cosmetic Valley mixant des ressources de R&D académiques publiques et privées ainsi qu’une structure d’incubation dédiée à des start-up innovantes. « Rien n’est encore totalement arrêté » poursuit Eric Perrier, « mais cette plate-forme de recherche, qui est déjà passée de 250 à 260 collaborateurs en deux ans, se développera dans un contexte d’ouverture, de transversalité et de fertilisation croisée de compétences ».
D’ores et déjà, LVMH Recherche, qui a développé des compétences reconnues internationalement dans les domaines de la génomique, de la protéomique, de l’ethnobotanique et de la vectorisation, est engagée dans une quinzaine de programmes de recherche collaboratifs impliquant aussi bien des partenaires locaux qu’internationaux. Ainsi, elle vient de prolonger le projet de R&D intitulé « Tout nature » qui vise à identifier des substances antimicrobiennes végétales susceptibles de se substituer aux conservateurs chimiques employés par les industriels de la cosmétique. Doté de 4,4 M€ sur quatre ans – dont une enveloppe de 1,1 M€ engagée par LVMH Recherche, subventionnée à hauteur de 0,4 M€ –, ce projet de R&D estampillé Cosmetic Valley auquel s’est joint Adonis Alban Muller (un spécialiste des API d’origine végétale), les start-up orléanaises Greenpharma et Glycodiag, ainsi que l’Institut orléanais de Chimie organique et analytique (ICOA), « nous a permis d’identifier des molécules très intéressantes. Mais celles-ci posent des problèmes sur le plan de la toxicité, ce qui nous a conduits à prolonger ce programme initié en 2007».
Autre projet impliquant des partenaires locaux (laboratoires Inserm et CNRS), ainsi que la société Sederma (fabrication de principes actifs) implantée dans les Yvelines, le programme Cosmerev (4,7 M€ dont 1,9 M€ pour LVMH, une enveloppe subventionnée à hauteur de 600 000 €), également labellisé par Cosmetic Valley, a pour ambition de mettre au point des composants capables de retarder le vieillissement de la peau.
« C’est un programme majeur tout à fait en ligne avec les axes stratégiques de LVMH Recherche, notamment avec notre volonté d’approfondir les connaissances sur les différents types de peau (caucasienne, indienne, asiatique) » explique Eric Perrier qui tient à préciser que l’intégralité des subventions perçues dans le cadre de ces programmes est consommée dans des prestations de services commandées à des sociétés extérieures ou à des start-up.
La plate-forme orléanaise – qui est notamment réputée pour avoir développé les premiers liposomes utilisés en cosmétique ainsi qu’un produit Dior révolutionnaire utilisant des cellules-souches conçues en partenariat avec l’université de Stanford – est aussi impliquée dans un programme de recherche avec la Cristallerie de St-Paul, installée à Condat-sur-Vienne (87), spécialisée dans la fabrication d’émaux illustrant ainsi le caractère ultra-disciplinaire de LVMH Recherche : « Nous travaillons au développement de pigments colorés en exploitant les techniques de fabrication de l’émail ». Autre spécificité de LVMH Recherche, l’organisation chaque année d’un symposium ouvert à tous les intervenants de la filière cosmétique, dont la thématique sera centrée en 2010 sur les « interfaces ».
 

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Sur les rails

Le temps du débat est terminé, place à la décision. La ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon (POCL) est bien sur les rails. Si un consensus régional s’était dégagé en faveur du tracé Ouest, qui a l’avantage, contrairement aux trois autres tracés proposés, de desservir à la fois Orléans, Vierzon et Bourges, c’est probablement un cinquième scénario qui sera privilégié. Car RFF devra tenir compte des souhaits de tout le monde, y compris des Auvergnats… et de la SNCF, qui veut tirer au plus court pour gagner de précieuses minutes entre Paris et Lyon.
Jusqu’à présent, la concertation a été exemplaire et le débat a constitué un moment fort de démocratie participative. Formons le vœu que la préoccupation d’aménagement du territoire soit autant prise en compte que les intérêts commerciaux de la SNCF : le développement d’Orléans, Bourges et Clermont valent bien cinq minutes de gagnées. 
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