Près de 270 postes. Tel est le lourd tribut que les sites régionaux de MBDA vont devoir payer à la restructuration engagée par la direction du missilier. Les syndicats s’interrogent sur le devenir des sites berruyers.
Comme nous le pressentions dans nos précédentes éditions, les sites MBDA de la région Centre ne sortiront pas indemnes du plan de restructuration qui vient d’être présenté aux syndicats. Depuis plusieurs mois, les responsables du missilier avaient lancé plusieurs ballons d’essais sur le sujet, afin de tester les réactions de l’environnement. Il leur a fallu plus franchement mettre cartes sur table… La direction vient en effet d’annoncer qu’elle allait passer à la trappe 270 postes sur les trois sites régionaux de MBDA dans les proportions suivantes : 202 à Bourges Aéroport sur un effectif total d’environ 1 000 salariés, 37 au Subdray (sur 500 salariés) et 41 sur l’unité loir-etchérienne de Selles-St-Denis qui emploie aujourd’hui un peu moins de 200 personnes. Ces suppressions devraient être essentiellement réalisées via des mesures de pré-retraite, des départs volontaires et quelques mobilités internes au groupe. Des habitudes bien rodées au sein du groupe MBDA… “
Comme nous le pressentions dans nos précédentes éditions, les sites MBDA de la région Centre ne sortiront pas indemnes du plan de restructuration qui vient d’être présenté aux syndicats. Depuis plusieurs mois, les responsables du missilier avaient lancé plusieurs ballons d’essais sur le sujet, afin de tester les réactions de l’environnement. Il leur a fallu plus franchement mettre cartes sur table… La direction vient en effet d’annoncer qu’elle allait passer à la trappe 270 postes sur les trois sites régionaux de MBDA dans les proportions suivantes : 202 à Bourges Aéroport sur un effectif total d’environ 1 000 salariés, 37 au Subdray (sur 500 salariés) et 41 sur l’unité loir-etchérienne de Selles-St-Denis qui emploie aujourd’hui un peu moins de 200 personnes. Ces suppressions devraient être essentiellement réalisées via des mesures de pré-retraite, des départs volontaires et quelques mobilités internes au groupe. Des habitudes bien rodées au sein du groupe MBDA… “
En théorie, la direction semble vouloir mener les choses en douceur” reconnaissent les syndicats, “mais nous jugerons sur pièces, compte tenu de l’importance du dispositif qui nous est aujourd’hui proposé”. Les sites MBDA de la région parisienne - Bagneux (92), Vélizy-le-Bois et Vélizy-la-Source (78) -, davantage spécialisés dans les études et les fonctions support, ne sont pas concernés par cette restructuration. C’est en effet essentiellement à un problème de charge industrielle que se trouve confronté le missilier. Il souffre de la décroissance des cadences de fabrication du Scalp (missile longue portée) et du Mica (airair). Ces armes avaient jusqu’alors assuré l’essentiel de la charge de travail et la question de leur succession reste pendante. L’Aster, un missile sol-air franco-italien qui va progressivement monter en puissance, peinera à remplacer les programmes précédents, compte tenu de la “répartition de charge entre les différents partenaires industriels qui n’est pas favorable à la France” avance-t-on du côté des syndicats. Ces derniers s’inquiètent du sort qui sera réservé à moyen terme aux sites de Bourges-Aéroport et du Subdray, handicapés qu’ils sont par leurs spécialités industrielles (fabrication d’éléments électro-mécaniques), et par la concurrence entretenue avec les unités parisiennes dans les métiers d’études et de support- client. Le Subdray, qui réalise une part importante d’études, verrait ainsi régulièrement des heures consacrées à cette activité transférées vers les unités parisiennes. “Nombre d’indices nous incitent à penser que les sites d’Ile-de-France sont avantagés et seront préservés. La politique de ressources humaines menée depuis plusieurs mois, qui tend à favoriser les transferts d’effectif vers Bagneux et Vélizy, en est un exemple” regrettent les délégués syndicaux régionaux qui souhaitent “que la direction se prononce publiquement sur l’avenir des implantations en région Centre. Les salariés ont besoin de visibilité”. De l’avis de différents observateurs du secteur de la Défense que nous avons interrogés, le site de Selles-St-Denis, davantage spécialisé dans l’intégration de missiles – activité qu’il est toujours difficile de délocaliser –, serait sans doute moins menacé











