Nacam doit réorganiser son usine de Vendôme

Premier employeur industriel de Vendôme, devant ThyssenKrupp Sofedit, ZF Nacam est déstabilisé par l’apport de nouvelles fabrications et son compte d’exploitation a basculé dans le rouge.
 Le site doit impérativement revoir son organisation.

Laurent Favre, pdg du groupe ZF Nacam depuis juillet 2007, n’y va pas par quatre chemins. Si l’usine de Vendôme (environ 750 salariés dédiés à la fabrication de colonnes de direction) bénéficie d’un plan de charge “en très forte augmentation depuis 2007, à la suite de la fermeture et des transferts de production du site de Barcelone”, il n’empêche qu’elle “ne va pas bien”. Les problèmes concernent à la fois “la qualité et l’organisation industrielle” explique Laurent Favre, qui ajoute que “le transfert de nouveaux produits, mal anticipé, a paradoxalement entraîné une très forte dégradation de notre compétitivité et de la rentabilité”. En dépit d’une facturation record en 2007 – près de 150 M€ sur un CA groupe (7 usines dans le monde) d’environ 360 M€ –, le compte d’exploitation de l’unité vendômoise a basculé dans le rouge. “Bien sûr, ce déficit est dû à la hausse du coût des matières premières, mais il ne suffit pas à expliquer toutes nos difficultés” poursuit Laurent Favre, qui ne cache pas “qu’un programme de réorganisation industrielle est à l’étude”. Si le site vendômois “n’est pas exposé à moyen terme à une éventuelle fermeture, ni à des suppressions de postes, il doit impérativement revoir son organisation”. Pourtant, la maison mère de ZF Nacam, le groupe ZF-LS, une JV de ZF et de Bosch (10 500 salariés dans le monde, 2,6 Mds€ de CA), a accepté de poursuivre le programme de développement qui va se traduire en 2008 à Vendôme par des investissements de capacité et de modernisation des équipements d’un montant supérieur à 5 M€. La direction prévoit aussi de doubler l’enveloppe affectée à la formation tout en réduisant la part jugée “trop importante” des contrats d’intérim. A l’échelle du groupe, qui exploite six autres usines, l’hypothèse de la fermeture d’un site (probablement celui de Gwent, au Pays de Galles, considéré comme le plus fragile…) n’est pas écartée. Les fabrications de l’usine galloise ne seraient cependant pas transférées à Vendôme “qui n’est pas aujourd’hui en situation de les accueillir”.
 

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Sur les rails

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