La CCI de région Centre s’est donné un président. Nicolas Chiloff prend en main un établissement consulaire qui aura à liquider les vieilles querelles avant de s’atteler à la réforme voulue par le législateur. Un exercice où il faudra montrer tout autant des qualités de négociateur que de bâtisseur.
31-1-11 - Cette fois, il n’y a pas eu de surprise. Seul candidat à la présidence de la CCI régionale, l’industriel orléanais Nicolas Chiloff a été élu le 26 janvier en obtenant les suffrages de 23 des 34 représentants des six CCI territoriales. Les 11 autres bulletins étaient soit blancs (7), soit nuls (4). A peine élu, le nouveau président s’est affirmé désireux de convaincre ceux qui avaient préféré l’abstention à l’adhésion. Le ton est donné. L’heure n’est plus à la division, mais au rassemblement.
La première tâche du bureau, qui a ménagé un équilibre subtil entre les deux « grosses » et les quatre « petites » CCI territoriales, sera d’assurer la mutation des personnels vers la CCI régionale. Avec pour date butoir le 1er janvier 2013. Cet important volet de la réforme adoptée l’année dernière sera conduit dans un contexte de restriction budgétaire puisque le réseau des CCI doit s’adapter à la baisse attendue, dans les années à venir, de la taxe additionnelle à la cotisation locale d’activité. Celle-ci, qui remplace depuis cette année la taxe additionnelle à la défunte taxe professionnelle, alimente un gros quart des recettes du réseau au plan national.
Sur le plan local, Nicolas Chiloff a affirmé qu’il était décidé à favoriser le règlement des conflits internes. Le contentieux entre la CCI Touraine et ses deux consœurs de Loir-et-Cher et d’Eure-et-Loir pourrait ainsi être enterré, l’affaire s’étant enlisée en appel après un jugement de première instance ayant débouté les plaignants.
Autre affaire pendante, vieille de dix ans, celle du licenciement et de la réintégration controversée d’un cadre de la CRCI : trois anciens présidents et un ex-directeur général sont attendus prochainement à la barre du tribunal correctionnel. Reste à savoir si le plaignant sera, lui aussi, décidé à pratiquer le grand pardon. Ce sera tout le défi de Nicolas Chiloff que de ramener tout le monde à la raison. Vaste programme.











