Dans un contexte de chômage persistant, certaines entreprises ne trouvent pas de main-d’oeuvre. Le secteur de la boucherie est l’une des premières victimes de ce manque de personnel. Chez Orléans Viandes, 15 postes sont libres. Avis aux amateurs.
“Recherche salariés désespérément…” : telle est la problématique à laquelle est confronté Pierre-Yves Bourgeois, le directeur d’Orléans Viandes à Fleury-lès-Aubrais. Cet abattoir (75 M€ de CA en 2005) est aussi un site important de transformation de viande porcine (90 % de l’activité avec près de 35 000 tonnes débitées chaque année), de viande bovine (3 000 tonnes/an) et de production de salaisons (4 000 tonnes). L’entreprise, qui emploie sur l’année en moyenne près de 330 salariés en CDI, est en proie à une inextricable pénurie de personnel. A l’origine, une pyramide des âges défavorable et des départs à la retraite anticipés, souhaitée par des salariés entrés très tôt dans la vie active. “Nos métiers souffrent d’une mauvaise image et nous avons un mal chronique à dénicher du personnel qualifié” souligne Pierre-Yves Bourgeois. Du coup, Orléans Viandes – “qui n’est pas précisément dans une phase de croissance” indique son directeur – a publié une impressionnante série d’annonces pour embaucher une quinzaine de salariés, allant des désosseurs aux piéceurs, en passant par des préparateurs de commandes, des chauffeurslivreurs, des agents d’expédition, mais aussi un télévendeur et un commercial dédiés aux clients de la grande distribution. “Quitte à lancer une campagne de recrutement, nous avons décidé de mettre à plat nos besoins et de tenter de pourvoir, fonction par fonction, tous les postes vacants. Nous pensons qu’en la matière, le saupoudrage n’est pas une bonne solution”. La DRH d’Orléans Viandes a pris langue, naturellement, avec l’ANPE et le Centre de formation des apprentis (CFA). Sans se faire beaucoup d’illusions… “Les bons professionnels, et en particulier les jeunes, préfèrent travailler chez des bouchers, notamment des GMS, ou devenir eux-mêmes artisans” constate Pierre-Yves Bourgeois. En été, la situation est pire. L’activité connaît un pic saisonnier lié à la production intensive de salaisons. Ce qui contraint Orléans Viandes à jongler avec un volant d’intérimaires, représentant sur l’année en moyenne près d’une vingtaine de salariés équivalent temps plein.
“Recherche salariés désespérément…” : telle est la problématique à laquelle est confronté Pierre-Yves Bourgeois, le directeur d’Orléans Viandes à Fleury-lès-Aubrais. Cet abattoir (75 M€ de CA en 2005) est aussi un site important de transformation de viande porcine (90 % de l’activité avec près de 35 000 tonnes débitées chaque année), de viande bovine (3 000 tonnes/an) et de production de salaisons (4 000 tonnes). L’entreprise, qui emploie sur l’année en moyenne près de 330 salariés en CDI, est en proie à une inextricable pénurie de personnel. A l’origine, une pyramide des âges défavorable et des départs à la retraite anticipés, souhaitée par des salariés entrés très tôt dans la vie active. “Nos métiers souffrent d’une mauvaise image et nous avons un mal chronique à dénicher du personnel qualifié” souligne Pierre-Yves Bourgeois. Du coup, Orléans Viandes – “qui n’est pas précisément dans une phase de croissance” indique son directeur – a publié une impressionnante série d’annonces pour embaucher une quinzaine de salariés, allant des désosseurs aux piéceurs, en passant par des préparateurs de commandes, des chauffeurslivreurs, des agents d’expédition, mais aussi un télévendeur et un commercial dédiés aux clients de la grande distribution. “Quitte à lancer une campagne de recrutement, nous avons décidé de mettre à plat nos besoins et de tenter de pourvoir, fonction par fonction, tous les postes vacants. Nous pensons qu’en la matière, le saupoudrage n’est pas une bonne solution”. La DRH d’Orléans Viandes a pris langue, naturellement, avec l’ANPE et le Centre de formation des apprentis (CFA). Sans se faire beaucoup d’illusions… “Les bons professionnels, et en particulier les jeunes, préfèrent travailler chez des bouchers, notamment des GMS, ou devenir eux-mêmes artisans” constate Pierre-Yves Bourgeois. En été, la situation est pire. L’activité connaît un pic saisonnier lié à la production intensive de salaisons. Ce qui contraint Orléans Viandes à jongler avec un volant d’intérimaires, représentant sur l’année en moyenne près d’une vingtaine de salariés équivalent temps plein.











