L’entreprise eurélienne Loiselet est la première de France à bénéficier d’une aide publique à la réindustrialisation. Cette aide remboursable sur cinq ans, d’un montant de 6,48 M€, a été mise en place par Oséo.
Le 2 février, Oséo et la société Loiselet ont signé la première convention d’aide à la réindustrialisation, d’un montant de 6,48 M€, pour la création d’une fonderie de fonte automatisée à Dreux (28). En contrepartie, Loiselet s’est engagé à créer une centaine d’emplois sous trois ans. L’aide est accordée sous forme d’avance remboursable sur cinq ans. Elle s’inscrit dans le programme « financement des entreprises » des investissements d’avenir, destiné notamment à favoriser la relocalisation en France d’activités de production industrielle. Christian Estrosi, alors ministre délégué à l’Industrie, s’était déplacé l’été dernier à Dreux pour donner officiellement son aval au premier dossier instruit par ses services.
La Lettre Valloire avait annoncé en avant-première (cf. LV 481-482 du 3 septembre 2008) le projet de Loiselet de rapatrier l’usinage de ses pièces en fonte de Chine vers la France. Un projet, qui coûtera au final 12,4 M€, que Sylvain Loiselet envisageait plutôt d’implanter à Nogent-le-Roi (28), puis sur l’agglomération de Chartres (cf. LV n°491) avant de finalement se fixer à Dreux (cf. LV n°523) où l’entreprise a saisi l’opportunité de s’installer dans des locaux disponibles, ceux d’Ouest Injection, une ancienne filiale de Plastivaloire.











