Oséo Centre aura soutenu plus de 3 500 entreprises en 2010

La banque publique des PME aura largement contribué au succès du plan de relance. En 2010, pour la seule région Centre, Oséo aura aidé plus de 3 500 entreprises et permis d’injecter, directement ou indirectement, 1,1 Md€ dans l’économie locale.

14-2-11 - Oséo Centre a permis, grâce aux apports en fonds propres, avances remboursables, prêts et garanties de prêts bancaires qu’elle a distribués en 2010, de susciter près de 1,1 Md€ de financements, publics et privés, au bénéfice des entreprises régionales (+ 14 % par rapport à 2009). Plus de 3 500 d’entre elles auront ainsi été soutenues grâce à son intervention, pour des sommes allant de quelques milliers d’euros – généralement destinés à des créateurs d’entreprises – à 6 M€. Cette forte progression des engagements de la banque des PME – détenue pour moitié par l’Etat et pour environ un tiers par la Caisse des Dépôts et Consignations – est bien entendu liée à la crise dont les effets ont tendance à s’estomper. Pour preuve, les recours au dispositif exceptionnel de garantie des prêts de trésorerie, mis en place durant le plan de relance, ont entamé une nette décroissance au printemps dernier et le dispositif a même été arrêté le 31 décembre. « En 2011, nous jouerons moins les pompiers qu’au plus fort de la crise », confirme Hervé Bazin, le directeur régional d’Oséo, qui rapporte que l’an passé, l’établissement a été appelé en garantie par une banque pour un découvert… de 1 000€! En 2010, Oséo Centre a consacré l’essentiel de ses engagements à l’activité de court terme (340 M€ de créances financées) et de garantie de prêts bancaires : 340 M€ également, auxquels s’ajoutent les 81 M€ de prêts de trésorerie accordés à 312 entreprises.
L’activité de financement (245 M€), mise en place avec les banques et les organismes de fonds propres, s’est littéralement envolée en 2010 (+ 68 % par rapport à 2009), notamment avec les financements « mezzanine » et en particulier le contrat de développement participatif qui permet d’abonder le haut de bilan d’une entreprise (quasi-fonds propres) sans diluer la participation de ses dirigeants. Le succès de ce contrat a incité Oséo à débloquer, au plan national, 1 Md€ supplémentaire sur 2010 et 2011. Au prorata de l’importance économique de la région Centre, ce sont donc entre 30 et 40 M€ de plus que l’an passé qui pourront renforcer les capacités d’investissement des entreprises régionales.
Dernier volant de l’activité de l’établissement public, le troisième « I » du triptyque « Investissement – International – Innovation », c’est-à-dire la mission héritée de l’ancienne agence nationale de valorisation de la recherche (Anvar) fusionnée en 2005 avec la BDPME pour donner naissance à Oséo. Environ 59 M€ de projets innovants ont été financés en 2010 par Oséo Centre, dont les premières aides débloquées dans le cadre du Fonds unique interministériel. « Nous finançons des projets dans une fourchette comprise entre 6 000 € et 6 M€ », rappelle Hervé Duval, délégué régional à l’innovation d’Oséo Centre.
Près de 2,5 Md€ supplémentaires ont été confiés à Oséo – dont 1 Md€ dédié au contrat de développement participatif, et évoqué plus haut – pour « stimuler la compétitivité des entreprises dans les deux ans à venir ». A l’intérieur de cette enveloppe, 500 M€ seront consacrés à des prêts verts bonifiés, destinés à financer des investissements ou la mise sur le marché de produits répondant à des enjeux de protection de l’environnement et de réduction de la consommation d’énergie. Deux lignes de 300 M€ chacune doivent abonder les projets des pôles de compétitivité et le renforcement des filières (les fameux « clusters ») et, enfin, 200 M€ sont prévus pour l’aide à la réindustrialisation. Cette ligne a déjà été mobilisée pour aider la relocalisation de Loiselet à Dreux (lire ci-dessous).
Pour 2011, les prévisions d’Oséo sont « résolument optimistes », notamment pour l’investissement : 42 % des chefs d’entreprises régionaux interrogés – 139 ont répondu à cette enquête semestrielle – anticipent un développement de leur activité, seulement 14 % craignant une diminution. L’indicateur avancé de l’emploi est nettement plus positif qu’en 2010 (+ 15%, contre + 5 %), comme celui de l’investissement, qui ressort à + 34, ce qui est supérieur de 14 points au niveau national. La reprise s’amorce donc, même s’il faut demeurer encore prudent.
 

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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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