On joue le grand pardon à Orléans

19-1-11 - Personne, ni même lui, n’aurait imaginé ce scénario rocambolesque. Contre toute attente, Yves Broussoux va conserver la présidence de la CCI du Loiret jusqu’au 1er janvier 2013, date où il cèdera son fauteuil au pdg de Shiseido France Daniel Guillermin, pour l’heure premier vice-président délégué.
Parti seul ou presque dans des élections consulaires où il ne présentait que 20 candidats pour 40 sièges à pourvoir, Yves Broussoux a réussi le tour de force de se faire réélire grâce aux suffrages de représentants d’un patronat local qui ne l’avait pourtant pas ménagé – et c’est un euphémisme – durant la campagne de l’automne.
Le président fraîchement renouvelé nous a avoué avoir été le premier surpris lorsqu’il a découvert que 17 de ses 20 co-listiers étaient élus. A partir de cette base, il a su habilement jouer de la volonté de la liste d’union patronale d’imposer l’un de ses candidats à la région. On imagine que les négociations ont été tendues – elles n’ont d’ailleurs abouti que 48 heures avant l’installation du nouveau bureau par le préfet du Loiret – et qu’il a fallu faire avaler des couleuvres à certains pour laisser l’hôtel du Martroi deux ans de plus à un homme qu’ils voulaient, au mieux, asseoir sur un strapontin dans la nouvelle assemblée, au pire renvoyer dans ses foyers.
Reste à savoir si ce Yalta orléanais va déboucher sur l’élection à la présidence de la CCI régionale de Nicolas Chiloff, pour l’heure deuxième secrétaire de la CCI du Loiret et président de l’UIMM départementale et régionale. Réponse le 26 janvier. Dans le cas contraire, les avaleurs de couleuvres risquent fort de s’étrangler...
A l’heure où nous écrivons ces lignes, les négociations se poursuivent, cette fois avec les représentants des cinq autres CCI du territoire régional. Car si le Loiret, qui représente 30 % de la richesse produite en région Centre, ne se cache pas de vouloir briguer « le leadership » de cette nouvelle instance, il veut travailler avec tout le monde. C’est vraiment le jour du grand pardon.
 

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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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