Selon une étude Bodacc-Altares, la valeur moyenne des entreprises qui ont changé de main en 2010 s’est élevée à 176 017 €, contre 174 509 € en 2009. En région Centre, le prix moyen de cession recule de 2,5 %, à 160 334 €.
27-4-11 - La transmission d’entreprises n’a pas été épargnée par la crise… mais n’a pas, non plus, sombré dans le sillage des subprimes et des dettes souveraines ! Crainte d’une insuffisante valorisation, timidité – pour ne pas dire plus ! – des banques, attentisme opportuniste des acheteurs, le nombre des transactions stagne depuis deux ans. Ainsi, selon une étude menée par le Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales (Bodacc) avec l’appui de la société de renseignement commercial Altares, le volume des opérations de cession (44 147) de commerces ou d’entreprises industrielles n’a augmenté que de 0,9 % en 2010. Un très léger frémissement qui succède à l’effondrement de 18 % enregistré à l’issue de l’année 2009.
En dépit – ou à cause – de ce repli, les vendeurs ont réussi à préserver la valeur de leurs biens. Ainsi, le prix moyen d’une transaction s’est établi à 176 017 € en 2010, contre 174 509 € en 2009 et 176 002 € en 2008. Le constat réjouira les entrepreneurs souhaitant céder leur outil de travail, ces derniers, commentent les rapporteurs de l’étude, « ont donc, malgré les contraintes, continué à créer de la valeur ».
Pour autant, la région Centre apparaît quelque peu en demi-teinte dans ce tableau général plutôt favorable. Le prix moyen des transactions a reculé de 2,5 % en 2010, à 160 334 €, donc sensiblement en-dessous de la moyenne nationale, mais largement au-delà de la valorisation moyenne constatée en 2008, à 154 396 €. Cette performance s’établit dans un contexte de progression honorable (3,9 %) du nombre global des transactions (1 583) qui ne parvient tout de même pas à revenir à la hauteur du bon chiffre enregistré (1 866) sur l’exercice 2008.
L’analyse régionale réalisée dans le cadre de cette étude permet cependant de mettre globalement en évidence « le dynamisme économique de l’Ouest de la France ». Certes, si « le leadership économique de l’Ile-de-France reste incontestable, c’est dans le quart Nord-Ouest que les valeurs d’entreprises sont les plus fortes, exception faite de l’extrême Sud-Est et de l’Aquitaine ».
En Ile-de-France, près de 7 300 entreprises commerciales et industrielles ont changé de main en 2010, soit 3,2 % de plus qu’en 2009. La forte attractivité francilienne soutient le montant des valorisations : la moyenne des transactions s’y élève à 230 498 €, soit un score proche de celui constaté en 2008.
Aucune autre région ne parvient à franchir le seuil des 200 000 €, mais certaines s’en rapprochent, « dans l’Ouest notamment ». En Basse-Normandie, par exemple, le prix moyen de cession s’accroît de… 7,1 % en 2010, à 180 869 €, le territoire régional étant notamment dopé par la performance du Calvados où la valorisation moyenne des affaires cédées est de 219000 €. En Paca, le département des Alpes-Maritimes parvient à dépasser la barre des 190 000€, tandis que les Bouches-du-Rhône et les Alpes de Haute-Provence s’en approchent.
Globalement, c’est le secteur du commerce qui attire les plus fortes valorisations avec un prix moyen de cession stable (- 0,2 %) de 236 352 € en 2010, devant l’industrie (194 840 €), en baisse de 1,2 %, et les services en hausse de 1,5 %, à 144 807 €. On remarquera l’effondrement du prix moyen de cession (102 035 €) dans la construction qui recule de 9,1 %.
Un autre indicateur permet d’évaluer l’état d’esprit des dirigeants d’entreprises familiales.
Selon l’étude du cabinet d’audit et de conseil PwC, réalisée en collaboration avec l’association Family Business Network, 58 % des dirigeants d’entreprises familiales souhaitent transmettre le flambeau à la prochaine génération. Mais la réglementation est considérée comme insuffisante et inadaptée, à la fois dans le domaine de la transmission d’entreprise (53 %) et dans celui du développement à l’international (75 %).











