Réseau ferré de France libère des terrains à construire

Le gestionnaire des réseaux ferrés et du patrimoine foncier ferroviaire a d’importants projets pour les années à venir. Ils devraient tous concourir au développement économique régional par le volume des travaux engendrés.

Créé en 1997 pour gérer et entretenir l’imposant patrimoine ferroviaire français (29 200 km de voies, 108 000 ha de terrains, 4,7 millions de m2 de bâtiments), Réseau ferré de France (RFF) a vocation à le valoriser en cédant ou en signant des conventions d’occupation de biens immobiliers aux collectivités et aux entreprises, rendant ainsi possible des projets d’aménagement. Les revenus tirés de ces cessions – qui ont représenté, au plan national, 110,2 M€ en 2007 – et de ces conventions – 70 M€ de produits par an – réduisent les pertes d’une entreprise dont les péages collectés (essentiellement auprès de la SNCF) restent bien en deçà des coûts d’infrastructure, sans même intégrer les coûts de renouvellement du réseau. En 2010, le montant total des redevances à RFF devrait s’élever à 4,5 Md€ pour un coût annuel global de 6,3 Md€. Les 180 M€ de revenus tirés des cessions et des occupations du domaine ne couvrent donc que 10 % du déficit. Pour tenter d’enrayer l’hémorragie, RFF et l’Etat ont décidé d’augmenter les péages pour les TGV de 60 M€ chaque année. A ce rythme, et à déficit constant, il faudra tout de même 27 ans pour parvenir à l’équilibre d’exploitation. La direction Centre-Limousin, installée à Orléans, va progressivement libérer des emprises près des principales gares de la région et le long des voies ferrées. A Tours, les 1 060 m2 du bâtiment de l’Etablissement logistique régional de l’équipement (ELRE), qui jouxte la gare, vont être détruits pour laisser passer le futur tramway. Les services seront relogés d’ici à la fin de cette année dans un bâtiment à construire sur le site de la Galboisière, en face de la gare de St-Pierre-des-Corps. Toujours à Tours, la halle de la gare va être rénovée entre 2011 et 2013, date de mise en service programmée du tramway. Une enveloppe de 10M€ est prévue. Par ailleurs, RFF cède deux terrains à l’Opac de Tours, l’un rue du Chemin de fer dans le quartier Febvotte, l’autre rue Georges Collon dans le quartier Beaujardin. Des logements sociaux devraient être construits sur ces deux emprises. A Blois, nous avons largement exposé, dans notre édition du 28 octobre 2009, les projets conduits par la Sem d’aménagement Grand Blois Développement (GBD) autour de la gare : les collectivités doivent s’assurer de la maîtrise foncière de 4,5 ha pour les besoins de la ZAC St-Vincent-Gare-Médicis où plus de 20 000 m2 de SHON doivent être construits d’ici à 2020. A Orléans, l’AgglO et la mairie ont toujours le projet de confier au promoteur Sogeprom (groupe Société générale) la construction de plusieurs bâtiments tertiaires, dont probablement un hôtel, le long de l’avenue de Paris, juste après la gare. Un projet d’environ 14 000 m2 de SHON, nécessitant la revente par RFF et la SNCF d’une bande de terrain de 17m de profondeur sur environ 200 m de long. Le promoteur attend une conjoncture plus porteuse pour lancer l’opération. Toujours sur l’emprise ferroviaire, à la limite d’Orléans et de Fleury-lès-Aubrais, RFF et les collectivités cherchent une destination à un ancien entrepôt Pomona et aux terrains qui l’entourent. A Dreux et à Chartres, des projets autour des quartiers gare devraient également conduire RFF à céder des terrains.
 

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Redécollage

Ce début d’été est tellement morose qu’on se réjouit du moindre signe annonciateur de reprise des affaires. Dans ce domaine, le salon aéronautique de Farnborough pourrait bien dessiner les contours de l’arc-en-ciel tant attendu. Airbus, comme Boeing, annoncent d’ores et déjà des commandes importantes, signe patent, selon le directeur commercial du consortium européen,  « que l’économie mondiale se redresse».
La région Centre, riche en sous-traitants de l’industrie aéronautique, devrait profiter de ce redécollage de la filière. Certes, les commandes attendues proviennent surtout d’Asie et d’Amérique latine, mais il serait indécent de faire la fine bouche. Pour ce qui concerne le marché européen, il est encore un peu tôt pour se frotter les mains. D’autant que si les commandes de l’aviation civile, encore convalescente, ne sont plus celles des années fastes, les commandes militaires sont en chute libre pour cause de restriction budgétaire.                                             

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