L’enquête de Pôle Emploi sur les besoins de main-d’œuvre des entreprises régionales fait ressortir une chute des intentions d’embauche, différenciée selon les secteurs d’activité. Les demandes dans les services à la personne limitent la décrue générale.
22-04-09 - La traditionnelle enquête sur les besoins en main-d’œuvre (BMO) des entreprises en 2009, anciennement réalisée par les Assédic mais désormais labellisée Pôle Emploi, ne sera pas l’hirondelle qui fait le printemps. Les 13 295 employeurs régionaux (23,8 % de ceux relevant du régime de l’assurance chômage) qui ont bien voulu répondre en fin d’année dernière au questionnaire, recruteront avec parcimonie jusqu’à la fin de l’année. On s’en doutait. On en est désormais certain.
Les intentions d’embauche exprimées sont en recul de 30,2 % par rapport à 2008 (27 136 contre 38 868 un an plus tôt). C’est le secteur de la construction qui se montre le plus timide (- 56,6 %), devant l’industrie manufacturière (- 40,2 %). Les services, quoique en fort en recul, tiennent un peu mieux (- 21,1 %) grâce, en particulier, à la demande soutenue de main-d’œuvre dans les secteurs de la santé, de l’action sociale et de la restauration-hôtellerie (7 700 intentions d’embauche, soit plus du quart du total, tous secteurs confondus). Les aides à domicile (1 794 projets d’embauche), les employés de l’hôtellerie (1 626) et les animateurs socioculturels et de loisirs (1 612) sont les métiers les plus recherchés : ils sont aussi, surtout pour la première et la troisième catégories, jugés les plus difficiles à pourvoir. On demande beaucoup d’agents d’entretien, d’employés de libre-service, d’aides-soignants et d’employés de manutention. Fort intérêt également pour des profils commerciaux, qu’ils soient VRP ou cadres, et pour des compétences informatiques. Les recrutements de ces derniers sont toutefois considérés comme « difficiles », tout comme les recrutements d’employés du bâtiment (maçons, plâtriers et autres employés du gros-œuvre). On voit que la crise n’a guère résolu la problématique des fameux « métiers sous tension ».
Le territoire régional ne réagit pas de manière homogène à la crise : le Val de Loire et l’extrême nord drouais – ce dernier étant le bassin d’emploi le plus demandeur de main-d’œuvre – offrent un pourcentage plus élevé d’entreprises manifestant une intention de recruter que le sud de la région et les deux bassins d’emplois euréliens de Châteaudun (12 %) et Nogent-le-Rotrou (9,7 %). Les bassins d’emploi des métropoles d’Orléans et de Tours, où vit un peu moins du tiers de la population régionale, globalisent plus de 40 % des perspectives d’embauche. Moins favorisés sont les bassins d’emploi d’Aubigny-sur-Nère (237 projets), d’Issoudun (209) et de Nogent-le-Rotrou (201) qui, tous trois, représentent moins de 1 % des perspectives d’emploi de l’ensemble régional, score relativement plus faible que leur poids démographique.
Si l’on comptait sur la note de conjoncture mensuelle de la Banque de France pour remonter le moral, c’est raté. En mars, l’activité industrielle a reculé à un rythme comparable au mois précédent. Pour les services, la baisse de l’activité s’est encore accentuée par rapport à février. Selon l’indicateur synthétique mensuel d’activité (Isma), le PIB reculerait de 0,8% au premier trimestre 2009. Et les perspectives pour les prochains mois restent défavorablement orientées...









