La Commission européenne doit se prononcer d’ici à la fin de l’année sur la reconduction du taux de TVA réduit pour les travaux dans les logements de plus de deux ans. L’abandon de cette disposition entraînerait, selon la Capeb Centre*, la disparition de 3 000 emplois en région Centre.
Les 13 800 artisans régionaux du bâtiment retiennent leur souffle. La Commission européenne doit se prononcer dans quelques semaines sur la reconduction ou l’abandon du taux de TVA réduit à 5,5 % pour les travaux de rénovation des logements de plus de deux ans. Une mesure mise en place il y a cinq ans et “qui a permis à l’ensemble des activités du bâtiment de repartir du bon pied” soutient Jean-Pierre Ménard, électricien à Ingré, en banlieue d’Orléans, et président de la Capeb en région Centre. Comme l’ensemble des artisans du bâtiment, il assure que “le retour au taux à 19,6 % serait une mauvaise décision pour les finances publiques, les effets néfastes sur l’activité ne compensant pas l’augmentation des recettes fiscales”. Autre grande victime du retour au régime commun, l’emploi. Selon les calculs de la Capeb Centre, 3 000 postes seraient détruits sur un territoire régional où les artisans du bâtiment emploient près de 65 000 personnes. Avec, en corollaire, “une recrudescence du travail clandestin” souligne Jean- Pierre Ménard. Cette position locale fait naturellement écho au cri d’alarme poussé par la Capeb au plan national. Jean Lardin, son président, chiffre à 66 000 pertes d’emploi (près de 0,3 point de taux de chômage) le changement de régime. Selon une étude réalisée par la fédération, “le taux réduit génère chaque année la facturation de 2 Mds€ de travaux supplémentaires, une baisse de prix de 14 % en moyenne pour les consommateurs et près de 500 M€ de gains annuels moyens pour les comptes de la nation”. Si des pays comme l’Espagne, l’Italie, le Portugal et la Belgique soutiennent les positions françaises, d’autres – c’est le cas de l’Allemagne, de l’Autriche et de la Suède – militent pour la fin d’un régime qu’ils estiment “pénalisant” pour leurs finances publiques. Les deux réunions, prévues le 8 novembre et le 6 décembre à Bruxelles, doivent définir une position commune. Dans cette attente, la Capeb et ses antennes régionales tentent de rallier élus, opinion et décideurs à leur demande, “vitale” pour l’économie.
Les 13 800 artisans régionaux du bâtiment retiennent leur souffle. La Commission européenne doit se prononcer dans quelques semaines sur la reconduction ou l’abandon du taux de TVA réduit à 5,5 % pour les travaux de rénovation des logements de plus de deux ans. Une mesure mise en place il y a cinq ans et “qui a permis à l’ensemble des activités du bâtiment de repartir du bon pied” soutient Jean-Pierre Ménard, électricien à Ingré, en banlieue d’Orléans, et président de la Capeb en région Centre. Comme l’ensemble des artisans du bâtiment, il assure que “le retour au taux à 19,6 % serait une mauvaise décision pour les finances publiques, les effets néfastes sur l’activité ne compensant pas l’augmentation des recettes fiscales”. Autre grande victime du retour au régime commun, l’emploi. Selon les calculs de la Capeb Centre, 3 000 postes seraient détruits sur un territoire régional où les artisans du bâtiment emploient près de 65 000 personnes. Avec, en corollaire, “une recrudescence du travail clandestin” souligne Jean- Pierre Ménard. Cette position locale fait naturellement écho au cri d’alarme poussé par la Capeb au plan national. Jean Lardin, son président, chiffre à 66 000 pertes d’emploi (près de 0,3 point de taux de chômage) le changement de régime. Selon une étude réalisée par la fédération, “le taux réduit génère chaque année la facturation de 2 Mds€ de travaux supplémentaires, une baisse de prix de 14 % en moyenne pour les consommateurs et près de 500 M€ de gains annuels moyens pour les comptes de la nation”. Si des pays comme l’Espagne, l’Italie, le Portugal et la Belgique soutiennent les positions françaises, d’autres – c’est le cas de l’Allemagne, de l’Autriche et de la Suède – militent pour la fin d’un régime qu’ils estiment “pénalisant” pour leurs finances publiques. Les deux réunions, prévues le 8 novembre et le 6 décembre à Bruxelles, doivent définir une position commune. Dans cette attente, la Capeb et ses antennes régionales tentent de rallier élus, opinion et décideurs à leur demande, “vitale” pour l’économie.









