Un nouveau sursis pour Duralex

Le tribunal de commerce d’Orléans a finalement renoncé à prononcer la liquidation judiciaire de Duralex, Sinan Solmaz ayant fourni les garanties demandées par la justice
consulaire. Mais la situation du verrier orléanais reste tendue. En cas d’échec, des pistes – notamment belges – sont évoquées.Alors que tous les observateurs avaient déjà enterré la verrerie Duralex, version Sinan Solmaz, l’homme d’affaires turc a apporté les preuves aux juges consulaires, vendredi 30 mars au tribunal de commerce d’Orléans, qu’il avait bien réussi à négocier un étalement de sa dette. Certes, la situation reste extrêment tendue. La dette, même rééchelonnée, est estimée à 9 M€ et la rallonge accordée par un établissement financier de la place ne couvre que partiellement une autre dette de 775 000 € pour laquelle aucun accord n’a pu être trouvé. Le sort du site de Rive-de-Gier (42), qui n’a plus aucune activité depuis le mois de septembre mais dont les 104 salariés continuent d’être payés, devrait être réglé prochainement avec l’ouverture d’un plan de sauvegarde de l’emploi. La résolution de ce problème entraînera une économie mensuelle de 400 000 € pour l’entreprise. De plus, le 12 mars dernier, le conseil des prud’hommes de St-Chamond, dont dépend Rive-de-Gier, contraignait Duralex International France (DIF) à fournir du travail à ses salariés sous peine d’une astreinte journalière de 100 € par personne. Si le jugement prud’homal était appliqué, l’ardoise mensuelle dépasserait alors les 600 000 € pour le site, condamné à l’inactivité par le Préfet de la Loire en raison des risques d’explosion du four. A la Chapelle- St-Mesmin, les quelque 250 salariés du site attendent l’installation du nouveau four, prévue pour le mois de juillet. Sur les 5 M€ nécessaires à son achat, 2 M€ ont été versés. Au total, Sinan Solmaz affirme avoir engagé plus de 10 M€ dans l’aventure Duralex. Un chiffre qui n’est d’ailleurs pas contesté par les observateurs. On saura réellement dans quelques semaines, au plus tard à la rentrée, si Sinan Solmaz a réussi le pari lancé en janvier 2006. Rien aujourd’hui ne permet de l’affirmer. Selon les syndicats, l’entreprise n’a pas reconstitué son fonds de roulement et elle est toujours maintenue en vie par des crédits bancaires dont on peut imaginer qu’ils sont assortis de garanties apportées par l’actuel pdg. Si l’aventure devait s’interrompre, la vie de Duralex ne serait peut-être pas terminée. D’autres pistes pourraient être explorées : le belge Dominique Balcaen, qui a sauvé il y a quelques années la verrerie Verlipack, près de Mons (Belgique), serait prêt à déposer un plan de reprise des actifs. Aux dernières nouvelles, il chercherait des partenaires financiers pour le boucler.
 

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Sur les rails

Le temps du débat est terminé, place à la décision. La ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon (POCL) est bien sur les rails. Si un consensus régional s’était dégagé en faveur du tracé Ouest, qui a l’avantage, contrairement aux trois autres tracés proposés, de desservir à la fois Orléans, Vierzon et Bourges, c’est probablement un cinquième scénario qui sera privilégié. Car RFF devra tenir compte des souhaits de tout le monde, y compris des Auvergnats… et de la SNCF, qui veut tirer au plus court pour gagner de précieuses minutes entre Paris et Lyon.
Jusqu’à présent, la concertation a été exemplaire et le débat a constitué un moment fort de démocratie participative. Formons le vœu que la préoccupation d’aménagement du territoire soit autant prise en compte que les intérêts commerciaux de la SNCF : le développement d’Orléans, Bourges et Clermont valent bien cinq minutes de gagnées. 
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