La réflexion conduite par le Conseil régional pour définir les contours d’un “schéma régional de développement économique et social” aboutit à un résultat mitigé. Quelques bonnes intentions mais un manque de souffle et beaucoup de redites. Il est surtout dommage de s’être détourné du seul regard susceptible d’éclairer vraiment l’avenir de l’économie régionale : celui des entrepreneurs.
Un rapport de plus. Le Conseil régional du Centre a présenté les 15 et 16 décembre son schéma régional de développement économique - et social, a-t-il ajouté - voulu par la loi Raffarin d’août 2004. Passons sur le chapitre réservé au constat. Les antiennes rabâchées d’une région Centre dépouvue tout à la fois “d’identité” et d’une “grande métropole”, 5e des régions industrielles françaises par ses effectifs et dont le tourisme ne demande qu’à être développé, n’apprendront rien à personne. Un observatoire économique à l’échelle de la région aurait peut-être renouvelé le fonds de commerce de ces considérations élimées. Sa création fait partie des préconisations du SRDES. Nous ne pouvons que l’applaudir. L’innovation, la recherche et la formation ouvrent le chapitre des orientations stratégiques “pour les dix ans à venir”. La Région y est parfaitement légitime et elle possède, dans ce domaine, des leviers à actionner. S’appuyant sur le succès des créations de laboratoires de recherche université/entreprises en Indreet- Loire (STMicroelectronics, Safety...), elle suggère de prolonger l’expérience sur l’ensemble du territoire régional. Bravo. Toujours au chapitre – ténu – des bonnes idées, la région “entreprenante et solidaire” propose d’assortir les aides de la Région à des contreparties sociales et environnementales. Pourquoi pas ? Là aussi, la Région est à sa place. L’effort consenti par les industriels en matière de dépollution, salué par la Drire (voir notre Une), mériterait, sans doute, un accompagnement financier accru. Le recours à l’emploi partagé est une piste intéressante, la consolidation du partenariat avec Oséo-BDPME pour “rendre plus attractif le contrat de développement transmission” en est une autre. Mais la déception provient du peu de place accordé aux entrepreneurs, voire de la méfiance qu’ils suscitent. Si le rapporteur reconnaît, c’est bien le moins, que “la création d’emplois appartient aux entreprises”, les approximations et préjugés sur le rôle de leurs dirigeants abondent : ils innovent “sans le savoir” (page 47), “investissent peu dans la formation de leurs salariés” (page 39), “ne considèrent pas la fonction commerciale comme prioritaire (sic)” (page 57), d’ailleurs les sous-traitants “sont majoritairement dans une position d’attente des commandes de leur donneur d’ordre (re-sic)” et il convient “qu’ils adoptent une stratégie beaucoup plus proactive” (page 51). Les intéressés apprécieront le jugement autorisé et pertinent de l’auteur de cette prose. Voilà une maladresse de mots qui n’est certainement pas de nature à réconcilier les créateurs d’emplois avec l’action politique.
Un rapport de plus. Le Conseil régional du Centre a présenté les 15 et 16 décembre son schéma régional de développement économique - et social, a-t-il ajouté - voulu par la loi Raffarin d’août 2004. Passons sur le chapitre réservé au constat. Les antiennes rabâchées d’une région Centre dépouvue tout à la fois “d’identité” et d’une “grande métropole”, 5e des régions industrielles françaises par ses effectifs et dont le tourisme ne demande qu’à être développé, n’apprendront rien à personne. Un observatoire économique à l’échelle de la région aurait peut-être renouvelé le fonds de commerce de ces considérations élimées. Sa création fait partie des préconisations du SRDES. Nous ne pouvons que l’applaudir. L’innovation, la recherche et la formation ouvrent le chapitre des orientations stratégiques “pour les dix ans à venir”. La Région y est parfaitement légitime et elle possède, dans ce domaine, des leviers à actionner. S’appuyant sur le succès des créations de laboratoires de recherche université/entreprises en Indreet- Loire (STMicroelectronics, Safety...), elle suggère de prolonger l’expérience sur l’ensemble du territoire régional. Bravo. Toujours au chapitre – ténu – des bonnes idées, la région “entreprenante et solidaire” propose d’assortir les aides de la Région à des contreparties sociales et environnementales. Pourquoi pas ? Là aussi, la Région est à sa place. L’effort consenti par les industriels en matière de dépollution, salué par la Drire (voir notre Une), mériterait, sans doute, un accompagnement financier accru. Le recours à l’emploi partagé est une piste intéressante, la consolidation du partenariat avec Oséo-BDPME pour “rendre plus attractif le contrat de développement transmission” en est une autre. Mais la déception provient du peu de place accordé aux entrepreneurs, voire de la méfiance qu’ils suscitent. Si le rapporteur reconnaît, c’est bien le moins, que “la création d’emplois appartient aux entreprises”, les approximations et préjugés sur le rôle de leurs dirigeants abondent : ils innovent “sans le savoir” (page 47), “investissent peu dans la formation de leurs salariés” (page 39), “ne considèrent pas la fonction commerciale comme prioritaire (sic)” (page 57), d’ailleurs les sous-traitants “sont majoritairement dans une position d’attente des commandes de leur donneur d’ordre (re-sic)” et il convient “qu’ils adoptent une stratégie beaucoup plus proactive” (page 51). Les intéressés apprécieront le jugement autorisé et pertinent de l’auteur de cette prose. Voilà une maladresse de mots qui n’est certainement pas de nature à réconcilier les créateurs d’emplois avec l’action politique.









