Vente à distance : Redcats investit, Quelle recule

Si le leader Redcats et son fleuron La Redoute semblent avoir trouvé la bonne formule pour s’adapter à la poussée du commerce en ligne, Quelle, n°4 de la vente à distance en France, peine à redresser la barre dans l’attente d’un repositionnement commercial.

Curieuse coïncidence. Au moment où le groupe de vente à distance Redcats affiche sa bonne santé – concrétisée notamment par un investissement majeur à Blois, siège historique de sa filiale la Maison de Valérie (voir à la page 3 de cette édition) – la filiale française de son concurrent allemand Quelle annonce une nouvelle réduction d’effectif : le site de Saran, près d’Orléans, perdra 170 postes sur 755. Les premières mesures de restructuration, il y a tout juste un an (cf LV n° 396), n’auront donc pas suffi : Quelle France, qui cumule sur les trois derniers exercices environ 39 M€ de pertes et a perdu 15 % de son chiffre d’affaires en un an, doit mettre en place une nouvelle stratégie sous peine de disparaître. Le groupe allemand KarstadtQuelle, en guère meilleure santé que sa filiale France, a accepté le principe d’une recapitalisation de 45 M€.

Tarek Ghandour, qui a quitté en début d’année la Maison de Valérie et le groupe Redcats pour prendre la direction générale Europe de l’Ouest de Quelle, va d’abord s’attacher à repositionner l’offre. Le nouveau catalogue proposera des produits correspondant au coeur de la clientèle du “véadiste” : les mères de famille d’une quarantaine d’années à revenus modestes. Il s’en était écarté ces dernières années pour conquérir de nouvelles clientes, plus jeunes et plus fortunées. Le constat d’échec est patent mais les premières retombées ne sont attendues qu’à la fin de l’année 2006, les délais de réalisation d’un catalogue de VPC étant de 18 mois. Les coûts internes seront passés à la paille de fer. La logistique et le centre d’appels sont particulièrement visés, ce dernier devant être confié à “une société partenaire” : les suppressions de postes (170 à Saran et 30 à Tourcoing) touchent principalement ces deux fonctions. Le système d’information est également voué à être refondu en profondeur avec un plan d’investissement de 7,5 M€ sur trois ans.
 

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Sur les rails

Le temps du débat est terminé, place à la décision. La ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon (POCL) est bien sur les rails. Si un consensus régional s’était dégagé en faveur du tracé Ouest, qui a l’avantage, contrairement aux trois autres tracés proposés, de desservir à la fois Orléans, Vierzon et Bourges, c’est probablement un cinquième scénario qui sera privilégié. Car RFF devra tenir compte des souhaits de tout le monde, y compris des Auvergnats… et de la SNCF, qui veut tirer au plus court pour gagner de précieuses minutes entre Paris et Lyon.
Jusqu’à présent, la concertation a été exemplaire et le débat a constitué un moment fort de démocratie participative. Formons le vœu que la préoccupation d’aménagement du territoire soit autant prise en compte que les intérêts commerciaux de la SNCF : le développement d’Orléans, Bourges et Clermont valent bien cinq minutes de gagnées. 
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