Vierzon et Bourges ont fait du développement de la logistique un de leurs principaux atouts. Les collectivités s’engagent dans la viabilisation de vastes zones d’activité en pariant sur l’attractivité des dessertes autoroutières.
Pénalisé par l’inexorable déclin de son industrie de défense – comme en témoignent les récentes suppressions de postes annoncées par MBDA –, le Cher cherche à sortir de sa culture mono-industrielle en misant sur le développement d’autres activités. “Nous accompagnons la tertiarisation de l’économie” plaide Patrick Senée, directeur du développement économique et de l’urbanisme de la jeune communauté d’aggl omération de Bourges. Parmi les principales pistes, la promotion de la logistique figure en bonne position. “Ce n’est pas un thème révolutionnaire, mais nous sommes persuadés que la nouvelle géographie européenne de la production donne une chance à notre bassin.” Ce que les délocalisations prennent d’une main – le départ des activités productives vers des pays à bas coût –, elles peuvent partiellement le redonner de l’autre. “La distribution des biens réimportés et les services associés vont s’appuyer sur des plates-formes bien situées et bien desservies par les infrastructures routières.” A cet égard, l’A 71, l’ouverture de l’échangeur de St-Romain et les opportunités offertes par l’achèvement de l’A 85 sont mises à profit par les décideurs locaux qui ont décidé de doter Bourges d’une offre foncière en cohérence avec ses objectifs : “Nous mettons sur le marché près de 40 ha sur la ZAC de l’échangeur (Ilot 1) auxquels s’ajouteront entre 30 et 40 ha supplémentaires dans le courant de l’année 2006 (Ilot 2)” annonce Patrick Senée. Cette politique volontaire d’acquisition foncière et de viabilisation devrait se traduire de façon “significative” dans le budget 2006 de Bourges Plus. La collectivité envisage aussi de s’appuyer sur une société d’économie mixte “qui permettrait, en apportant sa garantie, de sécuriser les investisseurs privés” tant, d’ailleurs, dans le domaine de la logistique que dans d’autres domaines.
Vierzon est de la partie…
A Vierzon, on assoit aussi la politique de revitalisation économique du bassin industriel sur la logistique. Et cette stratégie amorcée depuis déjà quelques années commence à porter ses fruits. “Près de 250 emplois ont été créés localement” affirme ainsi Olivier Cabrera, chargé de mission à la communauté de communes du Pays de Vierzon. Les emplois sont principalement localisés sur la ZA Centre Berry Logistique, qui accueille aujourd’hui les transports Breger sur 30 000 m2, une plateforme de La Poste (5 000 m2), les transports Lévêque (800 m2) et TLM/Distri Centre sur 5 000 m2. L’ensemble du site compte 120 ha, dont 25 ha viabilisés, ce qui laisse encore de la place pour supporter une extension de 30 000 m2 des transports Breger, toujours à l’étude. “Nous sommes aussi associés à la création par Prologis-Deret de la plate-forme de Salbris, dans le département voisin de Loir-et- Cher. L’importance du dispositif nécessitera probablement une base arrière” poursuit Olivier Cabrera. L’idée serait d’héberger à Vierzon le volet le plus classique du projet, les activités sensibles - classées Seveso - étant réservées à Salbris. Dans l’attente de nouveaux développements, la communauté de communes du Pays de Vierzon devrait prochainement lancer sur la ZA Berry Logistique la viabilisation d’une tranche complémentaire de 20 ha.
Pénalisé par l’inexorable déclin de son industrie de défense – comme en témoignent les récentes suppressions de postes annoncées par MBDA –, le Cher cherche à sortir de sa culture mono-industrielle en misant sur le développement d’autres activités. “Nous accompagnons la tertiarisation de l’économie” plaide Patrick Senée, directeur du développement économique et de l’urbanisme de la jeune communauté d’aggl omération de Bourges. Parmi les principales pistes, la promotion de la logistique figure en bonne position. “Ce n’est pas un thème révolutionnaire, mais nous sommes persuadés que la nouvelle géographie européenne de la production donne une chance à notre bassin.” Ce que les délocalisations prennent d’une main – le départ des activités productives vers des pays à bas coût –, elles peuvent partiellement le redonner de l’autre. “La distribution des biens réimportés et les services associés vont s’appuyer sur des plates-formes bien situées et bien desservies par les infrastructures routières.” A cet égard, l’A 71, l’ouverture de l’échangeur de St-Romain et les opportunités offertes par l’achèvement de l’A 85 sont mises à profit par les décideurs locaux qui ont décidé de doter Bourges d’une offre foncière en cohérence avec ses objectifs : “Nous mettons sur le marché près de 40 ha sur la ZAC de l’échangeur (Ilot 1) auxquels s’ajouteront entre 30 et 40 ha supplémentaires dans le courant de l’année 2006 (Ilot 2)” annonce Patrick Senée. Cette politique volontaire d’acquisition foncière et de viabilisation devrait se traduire de façon “significative” dans le budget 2006 de Bourges Plus. La collectivité envisage aussi de s’appuyer sur une société d’économie mixte “qui permettrait, en apportant sa garantie, de sécuriser les investisseurs privés” tant, d’ailleurs, dans le domaine de la logistique que dans d’autres domaines.
Vierzon est de la partie…
A Vierzon, on assoit aussi la politique de revitalisation économique du bassin industriel sur la logistique. Et cette stratégie amorcée depuis déjà quelques années commence à porter ses fruits. “Près de 250 emplois ont été créés localement” affirme ainsi Olivier Cabrera, chargé de mission à la communauté de communes du Pays de Vierzon. Les emplois sont principalement localisés sur la ZA Centre Berry Logistique, qui accueille aujourd’hui les transports Breger sur 30 000 m2, une plateforme de La Poste (5 000 m2), les transports Lévêque (800 m2) et TLM/Distri Centre sur 5 000 m2. L’ensemble du site compte 120 ha, dont 25 ha viabilisés, ce qui laisse encore de la place pour supporter une extension de 30 000 m2 des transports Breger, toujours à l’étude. “Nous sommes aussi associés à la création par Prologis-Deret de la plate-forme de Salbris, dans le département voisin de Loir-et- Cher. L’importance du dispositif nécessitera probablement une base arrière” poursuit Olivier Cabrera. L’idée serait d’héberger à Vierzon le volet le plus classique du projet, les activités sensibles - classées Seveso - étant réservées à Salbris. Dans l’attente de nouveaux développements, la communauté de communes du Pays de Vierzon devrait prochainement lancer sur la ZA Berry Logistique la viabilisation d’une tranche complémentaire de 20 ha.









