Le Monde s’intéresse au rachat de Frans Bonhomme, une discrète entreprise tourangelle

Le rachat de l’entreprise de Joué-lès-Tours Frans Bonhomme par le britannique Cinven a intrigué Le Monde, qui lui a consacré lundi 24 octobre un long papier. Depuis l’entrée de Butler Capital dans le tour de table de la SNCM, le célèbre quotidien s’est trouvé un nouvel ennemi à pourfendre : les fonds d’investissement.

Après les patrons voyous, voici venu le temps des fonds d’investissement prédateurs. Walter Butler et sa société Butler Capital Partners, co-repreneurs de la SNCM, en sont les héros involontaires.
 

Maurice Leroy : "L’idée d’une conférence départementale, c’est un peu le Sénat selon la réforme de 1969"

Le président du Conseil général de Loir-et-Cher (et député UDF de Vendôme) Maurice Leroy vient d’annoncer une remise à plat de l’action économique départementale. L’Adelec, agence de développement créée au début des années quatre-vingt-dix, sortira amaigrie de l’opération.
 

Cher-Sologne : les recettes du succès en zone rurale

La zone d’activité Cher-Sologne, à Selles-sur-Cher (41), collectionne depuis quelques mois les implantations de sous-traitants industriels. Un tel succès démontre que les difficultés économiques peuvent être vaincues par la conjonction des bonnes volontés, y compris en zone rurale.

A Selles-sur Cher, la réussite de la ZA Cher-Sologne (environ 40 ha, dont la moitié reste à aménager) démontre qu’il est possible de préserver en milieu rural un tissu de sous-traitants industriels, souvent de très bon niveau. “La conjonction des bonnes volontés locales finit toujours par l’emporter, confirme François Brault, maire de Selles-sur-Cher et président de la communauté de communes Cher-Sologne (12 membres et près de 12 000 habitants). Grâce aux aménagements réalisés sur la zone, nous sommes en mesure de réagir très rapidement aux demandes des entrepreneurs et des investisseurs.” Située au nord-est du chef-lieu de canton, non loin de la RN 76, de l’échangeur sur l’A 71 de St-Romain et de la voie ferrée Tours-Vierzon, la ZA Cher- Sologne vient en effet de conclure une série d’implantations prometteuses.
 

TVA à 5,5 % : 3 000 emplois en jeu en région Centre

La Commission européenne doit se prononcer d’ici à la fin de l’année sur la reconduction du taux de TVA réduit pour les travaux dans les logements de plus de deux ans. L’abandon de cette disposition entraînerait, selon la Capeb Centre*, la disparition de 3 000 emplois en région Centre.

Les 13 800 artisans régionaux du bâtiment retiennent leur souffle. La Commission européenne doit se prononcer dans quelques semaines sur la reconduction ou l’abandon du taux de TVA réduit à 5,5 % pour les travaux de rénovation des logements de plus de deux ans. Une mesure mise en place il y a cinq ans et “qui a permis à l’ensemble des activités du bâtiment de repartir du bon pied” soutient Jean-Pierre Ménard, électricien à Ingré, en banlieue d’Orléans, et président de la Capeb en région Centre. Comme l’ensemble des artisans du bâtiment, il assure que “le retour au taux à 19,6 % serait une mauvaise décision pour les finances publiques, les effets néfastes sur l’activité ne compensant pas l’augmentation des recettes fiscales”. Autre grande victime du retour au régime commun, l’emploi. Selon les calculs de la Capeb Centre, 3 000 postes seraient détruits sur un territoire régional où les artisans du bâtiment emploient près de 65 000 personnes. Avec, en corollaire, “une recrudescence du travail clandestin” souligne Jean- Pierre Ménard. Cette position locale fait naturellement écho au cri d’alarme poussé par la Capeb au plan national. Jean Lardin, son président, chiffre à 66 000 pertes d’emploi (près de 0,3 point de taux de chômage) le changement de régime. Selon une étude réalisée par la fédération, “le taux réduit génère chaque année la facturation de 2 Mds€ de travaux supplémentaires, une baisse de prix de 14 % en moyenne pour les consommateurs et près de 500 M€ de gains annuels moyens pour les comptes de la nation”. Si des pays comme l’Espagne, l’Italie, le Portugal et la Belgique soutiennent les positions françaises, d’autres – c’est le cas de l’Allemagne, de l’Autriche et de la Suède – militent pour la fin d’un régime qu’ils estiment “pénalisant” pour leurs finances publiques. Les deux réunions, prévues le 8 novembre et le 6 décembre à Bruxelles, doivent définir une position commune. Dans cette attente, la Capeb et ses antennes régionales tentent de rallier élus, opinion et décideurs à leur demande, “vitale” pour l’économie.
 

Les artisans en mal de main-d’oeuvre

Après Orléans Viandes (cf LV n°415), nous poursuivons la série : “Entreprises cherchent salariés désespérément”. Les artisans du BTP n’ont pas que la TVA comme souci…

Ils dénoncent aussi le manque de main-d’oeuvre. L’emploi, toujours. Alors que le bâtiment continue sur sa lancée, les artisans ne trouvent pas de maind’oeuvre. Récemment, dans les colonnes d’un hebdomadaire du Loiret, le patron d’une entreprise de la région de Montargis dénonçait cette situation qu’il qualifiait “d’aberrante”. “Aujourd’hui, nous pourrions recruter une dizaine de peintres, explique cet entrepreneur. Mais la plupart des jeunes ne veulent pas travailler (…). Ils s’arrêtent au bout de six mois pour toucher les indemnités chômage. Ils se contentent de ça pour vivre.” Problèmes de motivation au travail, perception faussée de la pénibilité de certains métiers artisanaux… “La situation est telle que certains chefs d’entreprise ont renoncé à chercher la perle rare et restreignent leur activité” explique Gérard Bobier, le patron de BPTE, une entreprise de travaux publics pour l’environnement installée à Ballan-Miré (37). “Les conditions de travail se sont pourtant beaucoup améliorées” juge cet entrepreneur qui emploie une quinzaine de personnes : “Les équipements utilisés par les entreprises de TP ont nettement réduit la difficulté des tâches”.

Selon Gérard Bobier, qui pourrait immédiatement recruter deux à trois jeunes pour son activité d’assainissement non collectif, “les difficultés sont aussi liées à l’évolution de nos métiers”. Il y a encore quelques années, les artisans du BTP recrutaient des jeunes en échec scolaire. “Aujourd’hui, l’accroissement des exigences de nos clients requiert une élévation du niveau de compétences” avance Gérard Bobier. “On ne peut plus se contenter de savoir manier une pioche et une brouette. Il faut respecter des normes techniques, savoir remplir et respecter des fiches de tâches journalières.” Ces contraintes sont jugées salutaires par les artisans car elles ont permis de tirer le métier vers le haut, “mais l’élévation du niveau de compétences (CAP/BEP) exclut par nature un certain nombre de profils”. Toujours au chapitre de l’attractivité des métiers de BTP, les artisans réfutent formellement l’étiquette d’exploiteur : “Chez moi, les jeunes débutent à 1 200/1 400 € brut par mois” se défend Gérard Bobier. “Et les meilleurs éléments peuvent rapidement gagner plus. Il est aussi faux de prétendre qu’il n’y a pas de perspectives de carrière. Des jeunes peuvent progresser, prendre en charge des chantiers… et pourquoi pas devenir entrepreneurs eux-mêmes…”
 

Un frémissement économique semble se dessiner

Plus optimiste que celle de l’Insee Centre, la dernière note de conjoncture régionale de la Banque de France détecte les signes avant-coureurs d’une reprise économique. La bonne tenue des carnets de commande devrait conduire à une augmentation des cadences de production jusqu’à la fin de l’année.

Les hausses répétées des cours des matières premières font souffrir les trésoreries des entreprises, qui se sont nettement dégradées au cours du deuxième trimestre de l’année.
 

Orléans Viandes tente de recruter

Dans un contexte de chômage persistant, certaines entreprises ne trouvent pas de main-d’oeuvre. Le secteur de la boucherie est l’une des premières victimes de ce manque de personnel. Chez Orléans Viandes, 15 postes sont libres. Avis aux amateurs.

“Recherche salariés désespérément…” : telle est la problématique à laquelle est confronté Pierre-Yves Bourgeois, le directeur d’Orléans Viandes à Fleury-lès-Aubrais.
 

MBDA n’épargne pas les sites régionaux

Près de 270 postes. Tel est le lourd tribut que les sites régionaux de MBDA vont devoir payer à la restructuration engagée par la direction du missilier. Les syndicats s’interrogent sur le devenir des sites berruyers.

Comme nous le pressentions dans nos précédentes éditions, les sites MBDA de la région Centre ne sortiront pas indemnes du plan de restructuration qui vient d’être présenté aux syndicats. Depuis plusieurs mois, les responsables du missilier avaient lancé plusieurs ballons d’essais sur le sujet, afin de tester les réactions de l’environnement. Il leur a fallu plus franchement mettre cartes sur table… La direction vient en effet d’annoncer qu’elle allait passer à la trappe 270 postes sur les trois sites régionaux de MBDA dans les proportions suivantes : 202 à Bourges Aéroport sur un effectif total d’environ 1 000 salariés, 37 au Subdray (sur 500 salariés) et 41 sur l’unité loir-etchérienne de Selles-St-Denis qui emploie aujourd’hui un peu moins de 200 personnes. Ces suppressions devraient être essentiellement réalisées via des mesures de pré-retraite, des départs volontaires et quelques mobilités internes au groupe. Des habitudes bien rodées au sein du groupe MBDA… “
 

Le pôle aéronautique du Breuil Impôt prend son envol

A mi-chemin de Blois et de Vendôme, l’aérodrome du Breuil a fédéré autour de sa piste d’envol une poignée d’entreprises liées au marché de l’aéronautique. Si leurs effectifs cumulés ne dépassent guère la quarantaine de personnes, elles constituent un mini-pôle de compétitivité en milieu rural.

Il y a une bonne dizaine d’années, l’installation du fabricant de drones CAC Systèmes sur l’aérodrome du Breuil, entre Blois et Vendôme, avait fait naître beaucoup d’espoirs. Si la startup créée à La Celle-St- Cloud par de jeunes passionnés d’aéronautique n’a pas survécu - EADS a définitivement sifflé la fin de la partie en juin 2004 -, la graine plantée à l’époque a généré de jeunes pousses. Les six entreprises désormais implantées au Breuil - trois d’entre elles se partagent les anciens locaux de CAC - ont toutes été séduites par la situation privilégiée de l’aérodrome blésois - "Le Breuil est au centre de la France, donc au coeur de notre marché" résume l’un des arrivants -, sa piste de 1 250 mètres, complétée par une piste ULM de 300 mètres, et ses équipements de qualité (VFR-IFR, balisage lumineux...).
 


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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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