Le projet de retrait d’autorisation d’exercer qui risque d’être infligé par l’Afssaps au laboratoire Genopharm ne devrait pas pénaliser l’exploitation de l’usine Alkopharm de Blois, l’une des entités industrielles du groupe.
Cette dernière emploie environ une soixantaine de salariés. Rappelons que Genopharm est accusé par les autorités sanitaires suisses et françaises d’avoir falsifié les dates de péremption du Thiotepa, un traitement de la leucémie dont il assure la distribution. Swissmedic, l’équivalent suisse de l’Afssaps, a déjà suspendu avec effet immédiat l’autorisation d’exercer accordée à la filiale suisse de Genopharm.
Valéry Monin, président du groupe, nous indique que celui-ci « n’est qu’un distributeur dans cette affaire, sans moyens de contrôle sur la qualité et le conditionnement des produits reçus du fabricant du Thiotepa, l’allemand Riemser ». Genopharm a d’ailleurs déposé plainte contre ce dernier pour « dénonciation calomnieuse et diffamation », accusant Riemser d’avoir « transmis des documents douteux et des médicaments sous-dosés ».














