Les syndicats de Delphi s’inquiètent de la concurrence roumaine

Les syndicats de l’usine blésoise (effectif : 1 644 CDI et 340 intérimaires) de l’équipementier automobile Delphi craignent qu’une part importante de l’activité de fabrication de l’usine soit transférée à terme vers une nouvelle unité de production en cours de construction en Roumanie. Le groupe, déjà présent depuis dix ans dans ce pays via sa division EEA (Electrical/ Electronic Architecture) devrait en effet exploiter dès la fin 2008 une nouvelle unité à Iasi (Roum.) qui emploiera 300 salariés et probablement plus de 1 000 personnes à plus ou moins long terme. Elle produira des pompes et des injecteurs diesel common rail, comme les usines Delphi de Blois et de la Rochelle (550 salariés). D’ores et déjà, le groupe a débuté une activité de fabrication de pompes et d’injecteurs en Roumanie en la confiant provisoirement à un soustraitant local, la société Compa. Selon un responsable syndical CGT blésois, “trois lignes de fabrication de corps de pompes et une ligne d’assemblage sont déjà ou vont être transférées vers la Roumanie ou la Turquie”. Par ailleurs, la direction du groupe a annoncé que les fabrications générées par de nouveaux contrats – tel que celui qui vient d’être signé avec le groupe Volkswagen – seraient désormais toutes prises en charge par des usines installées dans des pays low cost. En revanche, elle a formellement démenti récemment la rumeur selon laquelle Delphi envisageait de transférer sur la Roumanie et notamment sur Iasi la totalité des activités de fabrication françaises et espagnoles d’ici à la fin 2010. L’usine de Blois emploie à la fabrication 720 salariés en CDI et la quasitotalité des intérimaires. La cadence de production s’élève à 16 500 unités par jour et devrait passer à environ 19 000 dans les mois à venir.

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Mis à jour ( Vendredi, 20 Février 2009 15:58 )  


Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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