Démarais est toujours dans l’incertitude à Montoire

Le sort du carrossier industriel Démarais à Montoire-sur-le-Loir, mis en vente par l’administrateur en janvier dernier suite à son placement en redressement judiciaire, devrait être connu le 22 avril. Le tribunal de commerce de Blois, qui examinait l’affaire le 1er, a repoussé son verdict de trois semaines. Plusieurs candidats repreneurs seraient sur les rangs, dont deux sociétés directement concurrentes de Démarais : Tim, un fabricant de cabines pour engins de travaux publics filiale du groupe allemand Fitzmeier, qui s’est associé pour l’occasion à l’ancien pdg de Démarais Pierre Masson, et la société Buisard (390 salariés), qui conçoit et produit des cabines pour engins agricoles et de travaux publics à Sablé-sur-Sarthe (72). Une offre a également été déposée par le groupe Altia, le seul qui ne soit pas du métier mais aussi le seul à proposer de reprendre les trois sites restants de Montoire-sur-le-Loir, du Mans (72) et de Montreuil-Bellay (49). Le groupe Altia (1 900 salariés pour 200 M€ de CA attendus en 2010), spécialisé dans la sous-traitance mécanique essentiellement pour l’automobile (85 % de son poste client), possède 15 usines en France, dont une à Lucé, près de Chartres (28). Enfin, de façon plus anecdotique, un groupe finlandais se propose de reprendre un seul des trois sites existants en refusant de s’engager sur le maintien de l’emploi.
Rappelons que Démarais a fermé son site de Marboué (28) en fin d’année dernière ; l’activité avait été transférée à Montoire qui ne compte plus actuellement qu’une petite centaine de salariés. Le CA de l’entreprise a chuté à 39 M€ et elle n’emploie plus que 280 personnes sur ses trois sites, contre 600 avant la crise.

Envoyer Imprimer PDF
 


Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
Retrouvez le contenu complet
de la Lettre Valloire
REGION CENTRE
BERRY
EURE-ET-LOIR
INDRE-ET-LOIRE
LOIR-ET-CHER
LOIRET