IKF pourrait supprimer une centaine de postes à Lamotte-Beuvron

Décidément, le Loir-et-Cher traverse une mauvaise passe sur le front de l’emploi. Après le Vendômois, affecté par la fermeture d’une unité du groupe Allia (voir ci-dessous), c’est au tour de la Sologne d’être touchée par des restructurations. A Lamotte-Beuvron, les installations (ex-Refral) du groupe IKF France (Imerys Kiln Furniture), essentiellement spécialisées dans la fabrication de supports de cuisson réfractaires pour la fabrication de tuiles, s’apprêtent à supprimer une centaine de postes en production sur 125. “Nous sommes, depuis plusieurs mois, concurrencés par deux nouveaux opérateurs hongrois” explique Betty Bidolet, directrice des ressources humaines d’IKF. Les capacités de production, ajoutées à celle d’IKF, seraient deux fois supérieures aux besoins actuels du marché. Cette surcapacité entraîne une chute des prix comprise entre 15 et 25 %. La situation conduit le groupe à envisager le regroupement de ses activités support de cuisson sur l’une de ses trois usines européennes (deux en Espagne, une en Hongrie). L’un des deux sites espagnols serait d’ailleurs probablement fermé. Le projet prévoit le maintien à Lamotte- Beuvron de 25 postes de support. Betty Bidolet nous indique, par ailleurs, que près de 105 reclassements dans différentes unités françaises du groupe Imerys (extraction et valorisation de matériaux) pourraient être proposés aux salariés solognots. Un projet de réindustrialisation de l’usine est également évoqué.
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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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