Rabet l’Image gagne un procès en concurrence déloyale

Le tribunal de grande instance (TGI) de Tours vient de donner raison à Patrick Rabet, le président de la société Rabet l’Image, de Thenay (41), spécialisée dans l’impression numérique et la sérigraphie (grands formats, aménagement de magasin). Les juges ont ainsi condamné solidairement la société Arteprimes, une filiale du groupe Bergame, ainsi que deux ex-cadres commerciaux de Rabet à dédommager cette dernière à hauteur de 200 000 € (plus 10 000 € au titre de l’article 700).
Rappel des faits. Patrick Rabet est entré en discussions en 2005 avec le groupe Bergame, lequel formait le projet d’acquérir la société loir-et-chérienne qui réalisait à l’époque un CA d’environ 7 M€. Finalement, les discussions n’aboutirent pas, notamment en raison du prix trop bas (1,7 M€) proposé par l’acquéreur.
Deux ans plus tard, deux des principaux commerciaux de Rabet – qui réalisaient les deux tiers de la facturation – démissionnent dans un laps de temps très rapproché pour rejoindre… Arteprimes, une petite structure de négoce contrôlée par le groupe Bergame.
Dans la foulée de ces départs, Patrick Rabet est en butte à une véritable hémorragie de ses clients au profit… d’Arteprimes. Le préjudice qui va l’amener rapidement à porter plainte sera estimé à environ 10 M€ sur trois ans. Ces pertes de marché vont acheminer l’entreprise vers de graves difficul-tés : celle-ci fait ainsi l’objet d’une procédure de redressement judiciaire depuis août 2010. 
Le TGI n’a finalement retenu que le débauchage fautif des deux commerciaux et n’a pas validé la demande d’indemnisation de 8 M€ déposée par les avocats de Rabet, arguant que ces données n’ont pas été certifiées par l’expert-comptable. « Cette réparation est assez loin de nos attentes, mais elle constitue tout de même un soulagement », nous indique Patrick Rabet, qui estime que la société (une quarantaine de salariés) devrait réaliser un CA de 6,8 M€ en 2011.
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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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