L’implantation de Noz à Romorantin provoque un psychodrame

Serait-ce le premier couac de la politique de revitalisation du bassin industriel de Romorantin, pourtant bien engagée ? Il semble, en effet, que l’implantation dans l’une des ex-usines de Matra Automobile (Romo 3) d’une plate-forme de stockage et de conditionnement du soldeur-faillitaire Noz (environ 20 000 m2, 60 emplois créés à ce jour) déclenche une polémique, voire un véritable psychodrame, susceptible de remettre en cause cette installation. Rémy Adrion, pdg de Futura Finances, le holding qui contrôle Noz, ne décolère pas : “Lorsque nous avons été sollicités, les pouvoirs publics nous ont promis un niveau d’aides égal à 27 % du montant de notre investissement (11 M€). A ce jour, rien n’a été débloqué ou presque”. Le pdg de Futura Finances, qui affirme “être snobé, voire méprisé par des technocrates”, a bien été reçu récemment par le préfet de Loir-et-Cher, Pierre Poüessel, mais l’entretien a tourné court… Pierre Poüessel ne nie pas certaines difficultés rencontrées dans l’obtention des aides publiques “compte tenu de la spécificité de l’activité de Noz et de l’opacité de ses structures”. Il note toutefois que près de 196 000 € ont été obtenus au titre du Fonds de restructuration de l’industrie de défense, auxquels s’ajoute une confortable enveloppe de 75 000 €. “Une somme sans doute misérable que Rémy Adrion n’est certes pas forcé d’accepter” ironise le préfet. Ce dernier indique par ailleurs que le taux de 27 % d’aides publiques constitue un plafond et, en aucun cas, la norme moyenne pour ce type de projet. De source proche de cet épineux dossier, on suggère également que Rémy Adrion, via une SCI, est devenu propriétaire d’une très grande partie des locaux de Matra qu’il loue à d’autres entreprises venues s’installer sur le site, comme la CAT (Compagnie d’Affrètement et de Transports), “en percevant ainsi de très substantiels loyers”. Info ou intox ? Rémy Adrion nous indique, à l’heure où nous écrivons ces lignes, qu’il a suspendu tout nouveau recrutement (150 emplois étaient prévus à terme) et qu’il “n’exclut pas de reconsidérer cette implantation”.
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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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