Interval reprend le blésois Sologne GMD dans la douleur

Comme nous l’annoncions dans notre dernière édition (cf. LV n°437), c’est au prix d’une importante coupe dans les effectifs – 37 salariés repris sur un effectif de 89 personnes – que la société d’éditique et de logistique courrier Sologne GMD, en redressement judiciaire depuis le 22 mai dernier, a trouvé preneur. 
 En effet, le holding Interval de Gérard Pouzoulet, né du rachat de plusieurs unités Québecor – dont Printor Direct (environ 130 salariés, 16 M€ de CA) à Tavers (45) – a été autorisé à reprendre les actifs de la société blésoise qui affichait un passif de 5,7 M€ pour un chiffre d’affaires d’environ 6 M€. “Cette acquisition nous permet d’obtenir des compétences dans l’éditique qui nous faisaient défaut jusqu’alors” explique un porte-parole de la direction d’Interval, qui souligne “que le groupe souhaite s’appuyer sur une offre très intégrée”. Interval contrôle aussi les sociétés Interroutage et Leval Routage, implantées en région parisienne, à Aubervilliers (93), Bobigny (93) et Fontenay (94). La direction d’Interval, dont nous indiquions au mois de juin dernier (cf. LV n°433) qu’elle pourrait transférer Printor sur l’ex-site Faurecia (6 ha) à Beaugency, nous précise que le projet “est toujours à l’étude, mais reste suspendu à une clarification sur les conditions d’exploitation, notamment au regard des normes environnementales”. L’ex-usine Faurecia était en effet classée Seveso II. En revanche, les responsables d’Interval n’envisagent pas de transférer les activités de Sologne GMD de Blois à Beaugency (30 km), du moins à court terme.
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Mis à jour ( Mercredi, 11 Février 2009 19:17 )  


Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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