Allia restructure ses activités en Loir-et-Cher

Le groupe Allia (Sanitec Group), spécialisé dans les équipements de salles de bains en céramique et matériaux de synthèse, reconfigure son outil industriel. Confrontée à une chute de ses ventes et à la concurrence des pays low cost, la direction vient d’annoncer la fermeture de l’usine Polyroc de Vendôme (52 salariés) qui produit des baignoires acryliques thermoformées.
Cette décision va entraîner le licenciement de 35 salariés affectés à la production ; les 17 salariés employés du département logistique se verront proposer un reclassement sur la plateforme de Produits Céramiques de Touraine (PCT) à Selles-sur-Cher, où le groupe Allia entend regrouper la logistique. Près de 24 salariés employés à Mer dans d’anciens entrepôts Epeda seront aussi rapatriés sur Selles-sur- Cher. Selon les syndicats, “seulement une dizaine de salariés de Mer devraient accepter cette proposition de reclassement”. Par ailleurs, le groupe a décidé de cesser la production de sanitaires en porcelaine à Selles-sur-Cher, une unité qui emploie environ 240 personnes, et leur substituer des fabrications de produits en grès. La modernisation de l’outil industriel s’accompagnera d’un investissement de 1,65 M€.
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Sur les rails

Le temps du débat est terminé, place à la décision. La ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon (POCL) est bien sur les rails. Si un consensus régional s’était dégagé en faveur du tracé Ouest, qui a l’avantage, contrairement aux trois autres tracés proposés, de desservir à la fois Orléans, Vierzon et Bourges, c’est probablement un cinquième scénario qui sera privilégié. Car RFF devra tenir compte des souhaits de tout le monde, y compris des Auvergnats… et de la SNCF, qui veut tirer au plus court pour gagner de précieuses minutes entre Paris et Lyon.
Jusqu’à présent, la concertation a été exemplaire et le débat a constitué un moment fort de démocratie participative. Formons le vœu que la préoccupation d’aménagement du territoire soit autant prise en compte que les intérêts commerciaux de la SNCF : le développement d’Orléans, Bourges et Clermont valent bien cinq minutes de gagnées. 
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