Compiègne était aussi en piste pour la base PPR

Revenant sur l’implantation de la base logistique de Redcats (groupe Pinault- Printemps-Redoute) sur le parc A 10 de Blois Nord – annoncée en avantpremière dans nos colonnes (cf LV n°420) –, Maurice Leroy, président (UDF) du Conseil général de Loiret- Cher, a voulu désamorcer le conflit naissant entre les collectivités locales et la CCI. Le président de cette dernière avait, en effet, mis en cause les dites collectivités, coupables, à ses yeux, de ne pas avoir orienté PPR vers le parc des Portes de Chambord, à Mer. “Il faut siffler la fin de la récréation” a indiqué Maurice Leroy dans le style imagé dont il est coutumier. “C’est Idec (le constructeur du bâtiment, NDLR) qui a vendu le parc A 10 à PPR” et “tout le monde reconnaît aujourd’hui, y compris à la CCI, que nous n’avons pas eu le choix”. Selon le président du Conseil général, Compiègne était en balance avec Blois pour l’implantation de cette base logistique commune à plusieurs sociétés du groupe. “Derrière, note Maurice Leroy, il y avait la crainte de perdre également le siège de la Maison de Valérie et ses 350 emplois”. Enfin, il soutient que la création d’une conférence départementale de l’économie - dont la prochaine session aura lieu en mars - permettra à l’ensemble des acteurs du développement économique de Loir-et-Cher de s’exprimer d’une même voix et d’éviter, à l’avenir, de telles discordances.
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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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