A Romorantin, le projet de création d’un village de marques regroupant 86 enseignes haut de gamme (53 M€ d’investissement, 300 emplois annoncés), connu sous l’appellation de Carré des Marques, a du plomb dans l’aile.
Le groupe Unibail-Rodamaco, promoteur du projet, a en effet décidé de jeter l’éponge en prenant prétexte de l’opposition fournie par des commerçants régionaux.
Jeanny Lorgeoux, maire PS de la commune, ne décolère pas et envisage d’exiger des dommages et intérêts devant les tribunaux si les protagonistes de ce projet ne s’accordent pas sur un gentlemen’s agreement : la commune a, il est vrai, déjà investi 2 M€ en études et divers aménagements. « Nous avons aussi gelé des hectares dans la perspective de ce projet et refusé des implantations. Il s’agit de mettre Unibail-Rodamaco en face de ses responsabilités » tempête le maire de Romorantin ; il affirme déjà être en chasse de nouveaux investisseurs qui viendraient épauler Ema Invest, le second investisseur historique. Ce dernier souhaite, lui, continuer l’aventure mais n’a pas la carrure pour mener seul un tel programme.
Il sera nécessaire avant toute autre considération de purger le recours déposé devant la Cour d’appel de Nantes qui statuera en mai 2010 sur le recours en annulation déposé par un collectif de commerçants régionaux. Celui-ci avait été débouté en première instance. Un revirement de la jurisprudence signifierait évidemment la mort définitive du Carré des Marques.














