A Salbris, une unité de traitement du bois pollué (arsenic, peinture au plomb, carbone) va prochainement s’installer sur une emprise foncière de 6 ha située route de Bourges. Le projet porté par Jean-Philippe Béchu, le patron d’une entreprise de BTP, s’adosse à des investisseurs et s’appuie sur un brevet exclusif déposé par l’entreprise Thermya.
Il va donner lieu à la construction d’un bâtiment de 2 000 m2 et d’une plateforme de traitement de 18 000 m2 qui accueillera des équipements de broyage et d’incinération fondés sur les technologies de thermolyse. Le projet, qui s’inscrit dans un programme national – Salbris aura un statut de site pilote –, représente un investissement de 5 M€. Aujourd’hui en France, où sont produites plus d’un million de tonnes de déchets de bois pollué par an, l’organisation de la filière de retraitement est quasi inexistante en dépit de la réglementation européenne. Les marchés visés sont les déchets de mobilier urbain, les traverses SNCF et les poteaux France Télécom (entre 350 000 et 500 000 d’entre eux sont déracinés chaque année). Le site de Salbris, qui sera doté à terme d’une capacité de traitement de 30 000 tonnes/an, devrait employer une vingtaine de salariés.














