Spéciale législatives

Le département par qui le scandale arrive. Le lâchage de François Bayrou par l’un de ses principaux lieutenants, le député sortant de la 3e circonscription – et président du Conseil général – Maurice Leroy, a retenti comme un coup de tonnerre dans la paisible campagne vendômoise. Le ralliement à la majorité présidentielle de l’autre député loir-et-chérien UDF et maire de Blois, Nicolas Perruchot (dont il faut toutefois rappeler qu’il est issu du RPR, NDLR), a infligé un nouveau coup au mouvement de François Bayrou qui peut cependant toujours compter sur le fidèle soutien de la sénateur-maire de la Chaussée- St-Victor Jacqueline Gourault. L’investiture UMP accordée à Maurice Leroy et à Nicolas Perruchot, partis sous les couleurs du PSLE présidé par le tout nouveau ministre de la Défense Hervé Morin, a provoqué de fortes tensions au sein de la fédération départementale UMP. Véronique Reineau, candidate pressentie par le parti de Nicolas Sarkozy sur la 1ère, a maintenu sa candidature contre Nicolas Perruchot, dont elle est l’adjointe à la mairie de Blois, en contrepartie de quoi elle a été immédiatement exclue de l’UMP. Idem à Vendôme, où Jean-Yves Narquin, le propre frère de Roselyne Bachelot, a été rayé des listes pour avoir décidé d’affronter Maurice Leroy contre la volonté de Paris. Le comité départemental de l’UMP a voté à 62 voix pour, 1 contre et 1 abstention (le président Guy Vasseur) le soutien aux deux dissidents. Sur la 1ère circonscription, la candidature de la socialiste Geneviève Baraban, avec l’ancien député (et 1er adjoint de Jack Lang) Michel Fromet comme suppléant, a été estompée par les remous de la droite. Idem pour Marie-Hélène Vidal, candidate investie par le parti de François Hollande sur la 3e. Le MoDem de François Bayrou, désarçonné au nord, se rattrape sur la 2e, en présentant le maire de SalLa Lettre Valloire ● Mercredi 30 mai 2007 ● n°454 11 bris Jean-Pierre Albertini contre le sortant UMP Patrice Martin-Lalande, soutenu de son côté par les deux ex-UDF Maurice Leroy et Nicolas Perruchot. Face à eux, le maire socialiste et ancien titulaire du siège Jeanny Lorgeoux pourrait profiter de la rivalité UMP-MoDem.
Envoyer Imprimer PDF
 


Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
Retrouvez le contenu complet
de la Lettre Valloire
REGION CENTRE
BERRY
EURE-ET-LOIR
INDRE-ET-LOIRE
LOIR-ET-CHER
LOIRET