Belle progression pour Alstef qui investit à Boigny-sur-Bionne

Spécialisée dans la fabrication de systèmes automatisés pour la logistique et l’aéroportuaire (convoyeurs, carrousels, solutions de transbordement et de stockage), la société Alstef annonce un CA record sur l’exercice 2008. Celui-ci a en effet bondi de 45 % pour s’établir à 39,8 M€. “En trois ans, nous avons réussi à doubler notre facturation” se félicite Pierre Marol, le pdg d’une entreprise qui emploie 130 salariés sur son site de Boigny-sur-Bionne (160 au total). Sur la même période, le résultat d’exploitation s’établit à 3,8 M€, en progression de 20 % par rapport à 2007. “Pour la troisième année consécutive, le ratio de rentabilité opérationnelle sur CA est proche ou supérieur à 10 %” poursuit le pdg qui se réjouit de la forte progression du résultat net (+ 42 %) à 2,5 M€.
Alstef, qui a réussi une nouvelle percée à l’export – la facturation réalisée hors de France est de 15,7 Me contre 8,3 M€ en 2007 –, doit-elle craindre le trou d’air pour 2009 ? A priori, non ! Selon Pierre Marol, la prise de commandes réalisée sur l’année 2008 (32,9 M€ dont 19,9 M€ à l’export) “permet de démarrer 2009 avec un carnet de commande de plus de 30 M€, soit environ 9 mois de facturation”. La croissance en 2009 devrait donc être au rendez-vous, mais à un rythme sans doute “moins soutenu”.
Dans ce contexte, Alstef devrait continuer à recruter dans tous ses métiers et prévoit d’investir 1 M€ dans la construction d’un nouvel atelier d’assemblage de convoyeurs sur son site de Boigny-sur-Bionne. Ce programme va se traduire par l’acquisition d’un terrain mitoyen de 5 000 m2 sur lequel l’entreprise engagera la construction d’un bâtiment d’environ 1000 m2. Le site de Boigny se déploie aujourd’hui sur 3 800 m2 de bâti.

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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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