Tréca pourrait redevenir français

Dix-sept ans après avoir été cédé par la famille Moritz au groupe japonais Sumitomo, la marque française de literie Tréca et son usine de Beaugency (310 salariés) pourraient redevenir françaises. 
 Vendredi 9 juin, le comité d’entreprise du groupe français d’ameublement Cauval Industries (matelas Simmons) examinait l’offre de reprise faite aux Japonais par sa direction pour l’ensemble des actifs et les marques Tréca (56,7 M€) et Dunlopillo (83,3 M€). Cauval Industries (450 M€ de CA), qui possède plusieurs unités industrielles sur le territoire français, avait annoncé un plan de suppressions de 335 emplois à la fin de l’année passée, entraînant la fermeture de l’usine de Luxeuil (54).
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Court répit

L’élection sans surprise de François Hollande à la présidence de la République ouvre une période de relative incertitude jusqu’au 17 juin et l’installation de la prochaine Assemblée.
Mais l’actualité ne laissera pas de répit au nouveau pouvoir. La situation économique intérieure, d’abord, qui menace de se détériorer encore, avec des vagues de licenciement de grande ampleur et les prochaines échéances de la dette (la France devra lever 12 Md€ dans huit jours) ; la situation de l’Union européenne, ensuite, avec les graves menaces d’implosion politique, autant   qu’économiques, qui pèsent sur la Grèce. Jamais, depuis 1958, un nouveau gouvernement n’aura été confronté à autant d’obstacles. Il faudra que François Hollande et son futur Premier ministre montrent de la détermination et une capacité sans faille à maintenir le cap dans la tourmente. Quitte à jeter par dessus du bord certaines promesses qui, on le sait, n’engagent que ceux qui y croient.
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